extrait d’eurotopics, mag web européen d’information:
ÉCONOMIE
Suisse – Le Temps
L’Europe est devenue une puissance normative
Le quotidien reproduit un article de l’agence Telos dans lequel le politologue Zaki Laïdi analyse la manière dont l’UE impose de nouvelles normes. “Dans un monde globalisé, les frontières entre le marché européen et le marché mondial deviennent nécessairement plus floues et cela pour différentes raisons. La première tient au fait que le marché européen étant à la fois unifié, large et attractif, il est forcément amené à fixer des règles pour ceux qui veulent y entrer. L’autre facteur qui favorise l’externalisation des règles du marché européen, c’est le relèvement considérable des standards européens en matière d’environnement et de protection des consommateurs. Or, dès lors que les normes européennes se révèlent être par la force des choses les plus élevées du monde – comme en témoigne la législation Reach sur les produits chimiques – tous les agents économiques sont tenus de relever leurs standards, de se mettre aux standards européens pour avoir une chance d’y pénétrer.” (09.01.2008)
RÉFLEXIONS
France – Libération
Geert Lovink et les dérives du Web 2.0
Dans un entretien réalisé par Marie Lechner, le Néerlandais Geert Lovink, théoricien des médias et critique d’Internet, met en garde contre certains disfonctionnements du Web 2.0. “La quantité de données privées qu’une compagnie comme Google collecte sur nous est sans précédent. (…) Internet est un domaine numérique public dans lequel nos données sont stockées. Elles ne devraient être ni la propriété des Etats, ni celles des entreprises. Ce n’est pas si utopique que ça en a l’air. Ceci aurait pu déjà être mis en oeuvre par des organismes internationaux comme l’Unesco. Malheureusement, ces organisations ont perdu le contact avec la société et sont devenues des bureaucraties désuètes, comme nous l’avons constaté lors du sommet mondial de la société de l’information [SMSI], en 2003 et 2005. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une alternative européenne, forte et ouverte, à Google, une structure de savoir décentralisée, à la manière de Wikipédia, qui oeuvre pour le bien public.” (12.01.2008)
» article intégral (lien externe, français)
Chypre – Cyprus Mail
Katherine McElroy croit en une identité européenne commune
La journaliste Katherine McElroy réagit à un article publié par le quotidien chypriote le 23 décembre dans lequel son confrère Stefanos Evripidou s’étonnait de la soudaine vague europhile dans le pays. “En résumé, il affirme que le concept d’identité partagée est une blague. (…) Cette forme de ‘géographie imaginaire’, nous dit-il, peut être utilisée comme un instrument de pouvoir pour contrôler et subordonner les membres de cet espace tout en dictant le comportement de ceux qui se trouvent en dehors de cet espace imaginaire. Et bien, toutes les nations contrôlent l’espace, même si elles ne subordonnent pas leurs sujets. Et toute frontière affecte ceux qui se trouvent des deux côtés. (…) Mais l’Europe (ou n’importe où ailleurs) n’est pas sans identité, sans géographie, sans histoire. Ce n’est pas une sorte de grande pagaille. Loin d’être un espace dépourvu de sens, il est reconnu par la plupart des Européens. Et c’est sur les questions qui empiètent sur leurs propres identités individuelles qu’ils ont des points de vue différents. Les questions plus importantes ne semblent pas entrer en jeu.” (13.01.2008)
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MÉDIAS
Allemagne – Die Welt
Wikia Search, une alternative à Google
Hendrik Werner livre une analyse critique de Wikia Search, le moteur de recherche lancé la semaine dernière par Jimmy Wales, qui souhaite ainsi concurrencer Google. “A l’instar de l’encyclopédie en ligne Wikipédia, Jimmy Wales compte sur le fait que les utilisateurs de Wikia Search, sur la base de leur engagement et de leur soif de connaissances, fourniront des évaluations positives et négatives afin d’influer sur la hiérarchisation des résultats. Cette évaluation cache les intérêts particuliers des utilisateurs qui, selon leurs affinités, classeront certaines pages comme étant les meilleures du monde pour leur attribuer l’une des premières places de l’index. (…) Ce projet fondé sur des formules toutes faites est néanmoins suspect : avec Wikia Search, Jimmy Wales ne veut pas renoncer aux intérêts commerciaux dans ce cas-là – contrairement à ce qu’il fait avec la célèbre encyclopédie Wikipédia, dont il ne veut pas faire une vache à lait. Mais il ne pourra sans doute plus l’éviter très longtemps. Le concurrent de Google espère que son moteur sera à moyen terme financé par la publicité.” (14.01.2008)
» article intégral (lien externe, allemand)
Suède – Svenska Dagbladet
Les musées suédois en perte de vitesse
Depuis 2007, les visiteurs des musées suédois doivent repayer leur billet d’entrée. Per Gudmundson indique que le nombre de visiteurs a enregistré une baisse considérable l’année dernière, alors que, dans le même temps, les expositions ont connu un vrai renouveau dans le Vasastan, un quartier de Stockholm. “Ceux qui s’inquiètent du sort du Musée moderne à cause de la baisse de sa fréquentation, ne remarquent pas que de nombreuses activités artistiques se déroulent dans les zones commerciales. Dans le Vasastan, les acteurs de ce renouveau se stimulent mutuellement, à tel point qu’il serait bien difficile d’évoquer une quelconque mise en danger de l’art.” (13.01.2008)
» article intégral (lien externe, suédois
RÉFLEXIONS
Royaume-Uni – The Guardian
Ulrich Beck critique la politique des Etats nations
Le sociologue allemand Ulrich Beck appelle à la fin des politiques nationales en Europe. “L’Europe cosmopolite a sciemment été conçue et lancée après la Deuxième Guerre mondiale comme une antithèse politique à Europe nationaliste et à la dévastation morale et politique qui en a émergé. (…) Le déclin de l’Etat nation signifie le déclin du contenu spécifiquement national de l’Etat. Il représente une opportunité pour créer un système d’Etats cosmopolites qui sera plus apte à gérer les problèmes que toutes les nations rencontrent dans le monde d’aujourd’hui. La globalisation économique, le terrorisme international, le réchauffement climatique. (…) Il s’agit d’une série de problèmes qui vont clairement au-delà de ce à quoi le pouvoir du vieil ordre des Etats nations peut faire face. Pour répondre aux problèmes mondiaux qui s’amoncellent de façon inquiétante (…), il faut que les politiques fassent un bond en avant, de l’ancien système des Etats nations vers un système cosmopolite d’Etats. (…) Plus que n’importe où ailleurs dans le monde, l’Europe montre que cette avancée est possible.” (15.01.2008)
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Royaume-Uni – The Independent
Gordon Brown promeut sa vision de l’Europe
Alors que le Traité de Lisbonne sera examiné par la Chambre des députés la semaine prochaine, le quotidien note comment, lors d’un discours prononcé le 14 janvier, le Premier ministre Gordon Brown a fait “une présentation claire de sa vision de la place du Royaume-Uni dans une Europe qui peut construire une stabilité financière internationale, mettre fin aux réglementations restrictives sur l’économie mondiale, encourager le libre commerce, aider les nations les plus pauvres du monde et prendre la tête dans la lutte contre le changement climatique. C’était une vision ancrée dans le sens d’un intérêt personnel. Près de 60 % du commerce britannique se fait avec l’Europe. Plus de trois millions d’emplois britanniques dans 700 000 entreprises britanniques dépendent de cela. Et l’avenir offre encore plus : l’accès à un marché de 500 millions de personnes. (…) Le Premier ministre fait face à une guérilla de l’opposition conservatrice et de députés travaillistes rebelles qui essaieront d’en découdre avec les détails et continueront à appeler à un référendum sans intérêt sur le traité. Brown devra résister à cela, et il aura raison de le faire.” (15.01.2008)
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CULTURE
France – Libération
‘Body Rice’, un film européen qui s’ignore
Dans ‘Body Rice‘, le réalisateur portugais Hugo Vieira da Silva évoque l’exil de jeunes délinquants allemands, envoyés dans un centre ouvert de rééducation au sud du Portugal. Pour Olivier Séguret, le film constitue “une esquisse de ce que pourrait bien signifier un jour les termes improbables de ‘cinéma européen’. (…) Les institutions les mieux réputées et les plus bienveillantes avec les artistes, ont financé beaucoup de films européens, parfois excellents, mais n’ont pas particulièrement contribué à cette chose un peu inquiétante et informe que serait une ‘identité européenne’. (…) Une aussi belle et indigeste question semble trouver ici la légèreté poétique qui lui convient : un film comme ‘Body Rice’, aussi éloigné qu’il se croit de ces problématiques, est typiquement un film qui n’existe que parce que l’Europe constitutionnelle – et les chocs humains d’un type nouveau qu’elle permet – lui préexiste.” (16.01.2008)
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Royaume-Uni – The Guardian
Timothy Garton Ash s’interroge sur les hymnes nationaux
“L’histoire des hymnes nationaux est une suite de problèmes”, note le penseur britannique Timothy Garton Ash, alors que l’Espagne et le Kosovo ont des difficultés à faire accepter les modifications de leurs hymnes nationaux. “Ils révèlent, comme une radiographie, toutes les faiblesses et les fractures dans le corps d’un Etat. C’est une règle générale : quand une nation ne chante pas son hymne, c’est certainement que quelque chose ne va pas. (…) Les hymnes nationaux ne sont pas que des gages d’étatisme. Au mieux, ils sont une partie du système nerveux d’une communauté politique vivante. En ce sens, il est frappant de voir à quel point peu d’entre eux sont couronnés de succès. (…) L’UE a une belle mélodie, avec l’Ode à la joie de Beethoven, mais pas de paroles officielles. L’Onu n’en a pas du tout. (…) L’hymne international le plus réussi de l’histoire moderne (en dehors des chants religieux) était probablement la chanson de ralliement du communisme, l’Internationale. Même ceux qui ont haï la réalité du communisme pourraient aimer le fredonner parfois. Il en existe des versions émouvantes dans de nombreuses langues.” (17.01.2008)
» article intégral (lien externe, anglais)
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Suisse – Neue Zürcher Zeitung
Amel Grami et le mirage européen évanoui
A l’occasion d’un entretien avec Beat Stauffer, la théologienne tunisienne Amel Grami évoque la réislamisation rampante chez les Tunisiennes. “C’est toute une génération de jeunes gens qui a perdu ses rêves, ses idéaux, ses espérances. Elles ressentent uniquement que nous avons échoué. Beaucoup de mes étudiants savent parfaitement qu’un master en littérature arabe ne vaut plus rien aujourd’hui. Ces jeunes gens se sentent humiliés dans leur propre pays. Il y a quelques années, les jeunes qui avaient l’impression d’être méprisés par la société pouvaient encore quitter le pays. Aujourd’hui, les frontières sont toujours plus hermétiques et celui qui parvient à atteindre l’Europe se trouve dans une position délicate car il est arabe et musulman. Aujourd’hui, ces jeunes gens savent qu’ils n’ont plus rien à espérer. C’est pour cela qu’ils se réfugient dans la religion.” (21.01.2008)
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Amel Grami, » Beat Stauffer
Espagne – La Vanguardia
Niall Ferguson prédit le déclin de l’empire américain
L’historien britannique Niall Ferguson analyse dans une interview réalisée par Andy Robinson les menaces économiques qui pèsent sur les Etats-Unis. “Ils sont devenus les principaux débiteurs dans le monde et dépendent d’une quantité colossale de capitaux étrangers pour se financer. Il suffit de regarder comment les banques de Wall Street cherchent des injections de capitaux grâce aux fonds souverains d’Asie ou du Moyen-Orient. Cela va considérablement réduire la marge de manoeuvre des Etats-Unis dans ces régions. Nous sommes en train de vivre une transition subtile entre la dépendance financière et géopolitique. Historiquement, quand il y a des conflits politiques entre un débiteur et son créditeur, c’est celui qui octroie le crédit qui a le dernier mot. (…) L’actif principal des Etats-Unis consistait à être le meilleur endroit de la planète pour faire des affaires. S’ils perdent cela, on ne peut envisager que leur déclin à long terme.” (19.01.2008)
» page d’accueil (La Vanguardia)
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Royaume-Uni – The Independent
Le maire de Londres doit-il être un blanc de classe moyenne ?
Londres va elire un nouveau maire le 1er mai 2008. Yasmin Alibhai-Brown s’interroge sur les deux principaux candidats, Ken Livingstone (l’actuel maire travailliste) et Boris Johnson (conservateur). “Notre capitale est dynamique, imprévisible, excitante et parfois menaçante, séduisante, et même si elle est outrageusement chère, innovante, en pleine croissance, ouverte, rapide, changeante, ‘glocale’ – à la fois globale et locale – infiniment diverse, une vaste conurbation où les ultra-riches doivent partager leurs espaces avec les va-nu-pieds, les Blancs avec les noirs et les asiatiques. (…) Je vois ma ville comme féminine et terriblement sexy. Le sang de nombreuses nations coule à travers elle et elle ne sera pas apprivoisée ou possédée par aucune des tribus qui l’ont faites. Alors comment se fait-il qu’encore une fois, pour la troisième élection de suite, les candidats qui on-t le plus de chances de devenir maire soient tous des hommes blancs de classe moyenne ?” (21.01.2008)
» article intégral (lien externe, anglais)
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Tous les textes disponibles de » Yasmin Alibhai-Brown
France – Le Figaro
La disparition des clivages politiques traditionnels
Le chroniqueur Alexandre Adler constate l’émergence sur la planète de “formations politiques dont le programme principal est lié à des problèmes de territoire, d’appartenance géopolitique et de culture fondamentale bien davantage qu’aux anciens critères politiques de droite et de gauche. (…) Mais, comme tout événement historique, il comporte sa part d’ombre : la dissolution des vieilles solidarités, aussi bien entre sociaux-démocrates qu’entre chrétiens-démocrates, au profit de revendications souvent plus nationales. Cette involution présente, dès aujourd’hui, de grands dangers pour l’UE. (…) De même que leurs petits cousins flamands, les Allemands, les Hollandais et les Scandinaves en ont clairement assez de maintenir des disciplines budgétaires qui assurent aujourd’hui la puissance de l’euro pendant que Français et Italiens, par exemple, s’en émancipent, encore une fois, tous partis confondus.” (19.01.2008)
» article intégral (lien externe, français)
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CULTURE
Royaume-Uni – New Statesman
De jeunes artistes engagés, détachés de la loi du marché
L’artiste Peter Kennard, qui présente une rétrospective à Londres en janvier, explique avoir fait la connaissance d’un “groupe de jeunes artistes qui travaillent en dehors du monde officiel de l’art. La plupart d’entre eux ont commencé en peignant des graffitis sur les murs. Bansky, figure centrale de ce groupe, attire certes la plupart de l’attention médiatique. Mais il est entouré par un groupe croissant d’artistes talentueux et politiquement engagés. Ses associés viennent d’Espagne et d’Italie, des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de Palestine. Depuis l’ère de la guerre menée par Bush et Blair en Irak, ce mouvement est devenu de plus en plus politisé, tout comme ma génération était politisée par la guerre au Vietnam. Ce sont des artistes qui veulent se connecter au vrai monde, plutôt que de travailler pour le marché, qui a plus que jamais une emprise sur l’art. Ils mêlent la créativité à la protestation, en insistant sur le fait que l’art devrait être plus qu’une simple cerise sur le gâteau des super riches.” (17.01.2008)
» article intégral (lien externe, anglais)
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Tous les textes disponibles de » Peter Kennard
CHOUX DE BRUXELLES
Irlande – Irish Examiner
L’UE s’offre le luxe de parler irlandais
La journaliste Mary Regan explique que “l’irlandais [le gaélique d'Irlande], devenu langue officielle de l’UE voilà un an, a été utilisé pendant moins d’une demi-heure au sein du Parlement européen, ce qui donne un coût de 13.000 euros la minute. Et malgré tous les efforts déployés en vue de la reconnaissance du gaélique d’Irlande comme langue officielle, six de nos treize eurodéputés n’ont jamais utilisé l’irlandais lors des débats parlementaires depuis le 1er janvier 2007. (…) Les responsables de l’UE vont réaliser une étude dans quatre ans pour savoir si le statut de langue officielle doit perdurer. Le coût d’implantation de cette langue dans toutes les institutions est d’environ 3,5 millions d’euros. (…) Quatre traducteurs travaillent au Parlement. Il y a deux personnes en même temps, et un système de roulement est appliqué pendant les 10 jours au cours desquels le Parlement siège chaque mois. Ces traducteurs coûtent 30.000 euros par mois, une somme payée par l’UE grâce aux contributions de tous les Etats membres.” (21.01.2008)
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Tous les textes disponibles de » Mary Regan
DOSSIER
La crise boursière inquiète l’Europe
Les marchés boursiers mondiaux ont connu le 21 janvier leur plus forte baisse depuis le 11 septembre 2001. L’économie mondiale continue à subir les conséquences de la crise des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis. Une récession est-elle inéluctable ?
Suisse – Le Temps
“Le krach de ce 21 janvier 2008 rappelle, sur les écrans, ceux d’autres époques de l’histoire. Mais il a quelque chose d’unique”, assure Myret Zaki. “Il ne s’agit pas d’une panique ponctuelle suite à un acte de terreur, comme en septembre 2001. Ni du reflet de valorisations excessives suite à l’éclatement d’une bulle spéculative, comme en mars 2000. Cette fois, la chute brutale des cours boursiers se produit alors que les bilans des entreprises sont sains, en dehors des secteurs financier et immobilier. Ce krach constitue un ajustement à la réalité, depuis que les investisseurs sont conscients que les marchés financiers sont infectés par les titres d’actifs défaillants. (…) Le retour des investisseurs à la bourse, lorsqu’elle aura fini de se ‘nettoyer’, devra absolument s’accompagner d’une réflexion de base sur l’adéquation entre la valeur d’un actif physique et le titre financier qui lui est adossé.” (22.01.2008)
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Marchés Financiers, » Mondial
Tous les textes disponibles de » Myret Zaki
France – Libération
Interrogé par Christian Losson, le professeur d’économie Michel Aglietta explique pourquoi l’Europe serait la plus touchée en cas de crise grave. “L’Irlande, le Royaume-Uni et l’Espagne vivent une crise immobilière qui a beaucoup de points communs avec les Etats-Unis, même si la technique de financement diffère : bulle des prix, prêts à taux variables, excès d’endettement. Le secteur immobilier va s’effriter, voire s’effondrer. Et rejaillir sur les banques, très impliquées. L’Allemagne, regonflée par ses exportations, va tousser. Quant à la France, qui se rêve au-dessus de 2 % de croissance, c’est hallucinant. On sera au mieux à 1,5 %. L’Europe paiera le prix de sa présence inerte dans la mondialisation. Incapable de mobiliser une politique budgétaire et monétaire, comme les Etats-Unis, elle mettra plus de temps à repartir.” (22.01.2008)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Marchés Financiers, » Mondial
Tous les textes disponibles de » Michel Aglietta, » Christian Losson
Autriche – Der Standard
Eric Frey tente d’expliquer le krach boursier. “L’incertitude est le pire ennemi des bourses. La forte chute [le 21 janvier] des cours sur les marchés actions asiatiques et européens - alors qu’il n’y avait aucune cotation à Wall Street pour cause de jour férié – ne trouve pas son origine dans les dernières informations sur l’économie mondiale et les banques. C’est tout le contraire : personne ne connaît précisément la tendance de la conjoncture mondiale. (…) Une récession aux Etats-Unis affecterait sûrement l’Asie, puis l’UE. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, n’est pas le seul à espérer que l’économie européenne soit épargnée par les conséquences d’une récession en Amérique du Nord et poursuive sa croissance. Mais, jusqu’à présent, cet espoir s’est toujours avéré illusoire. Cette fois encore, il ne devrait pas en être autrement.” (22.01.2008)
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Marchés Financiers, » Mondial
Tous les textes disponibles de » Eric Frey
Belgique – La Libre Belgique
Ariane van Caloen considère que “cette crise est inquiétante car elle a montré que les banques ne savent pas toujours ce qu’elles ont dans leurs bilans, se fiant de manière crédule aux appréciations souvent trop flatteuses données aux débiteurs ou à différents produits financiers par les agences de notation. Il est loin le temps où le banquier connaissait bien l’emprunteur final. A l’heure d’aujourd’hui, les liquidités passent par quantité de véhicules opaques qui semblent échapper à tout contrôle. Comment est-ce possible que de nombreuses institutions financières, toujours à la recherche de rendements plus élevés, aient pris tant de risques sans qu’on n’ait tiré la sonnette d’alarme ? Au sein des organismes de contrôle, on se pose certainement la question sans pour autant avoir trouvé la réponse.” (22.01.2008)
» informations complémentaires (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Religion, » Politique Economique, » France, » Mondial
Tous les textes disponibles de » Ariane van Caloen
RÉFLEXIONS
Hongrie – Elet es Irodalom
Peter Gyorgy veut une nouvelle muséographie
Péter György, spécialiste hongrois des médias, trouve les musées régionaux ou les grands musées nationaux trop nostalgiques. Il plaide en faveur d’un changement. “Ces expositions traitent d’un univers dans lequel les espaces et les récits culturels étaient sans équivoque et organisés dans le moindre détail. La suprématie d’un canon pouvait uniquement disparaître si un autre le remplaçait. (…) De la même manière que les habitants d’une petite ville connaissaient leur musée, les érudits et historiens de l’art connaissaient les grands musées comme leur poche. En revanche, aucun ordre universel ne règne au sein des institutions de l’art moderne. Il n’existe aucun système normatif avec ses canons et ses contre-canons. Nous avons du mal à trouver notre voie. Aujourd’hui, la coopération, la relation, la communauté et le processus sont des concepts toujours plus importants, alors que le XIXe siècle était marqué par la stabilité et la modernité.” (22.01.2008)
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Tous les textes disponibles de » Péter György
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Nouveau dans le magazine d’euro|topics: Slovénie La Slovénie est le premier des nouveaux États membres de l’Union européenne à exercer, ce premier semestre 2008, la présidence du Conseil européen. L’Europe place de grands espoirs dans la Slovénie et dans ses compétences à gérer les crises des Balkans. Comment la Slovénie répond-elle à ces défis ? » suite
Newsletter 22/01/2008
Revue de presse européenne: euro|topics
Pour obtenir plus d’informations, connaître les sources utilisées et accéder aux archives, visitez www.eurotopics.net/fr
DOSSIER
La crise boursière inquiète l’Europe
Les marchés boursiers mondiaux ont connu le 21 janvier leur plus forte baisse depuis le 11 septembre 2001. L’économie mondiale continue à subir les conséquences de la crise des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis. Une récession est-elle inéluctable ?
Suisse – Le Temps “Le krach de ce 21 janvier 2008 rappelle, sur les écrans, ceux d’autres époques de l’histoire. Mais il a quelque chose d’unique”, assure Myret Zaki. “Il ne s’agit pas d’une panique ponctuelle suite à un acte de terreur, comme en septembre 2001. Ni du reflet de valorisations excessives suite à l’éclatement d’une bulle spéculative, comme en mars 2000. Cette fois, la chute brutale des cours boursiers se produit alors que les bilans des entreprises sont sains, en dehors des secteurs financier et immobilier. Ce krach constitue un ajustement à la réalité, depuis que les investisseurs sont conscients que les marchés financiers sont infectés par les titres d’actifs défaillants. (…) Le retour des investisseurs à la bourse, lorsqu’elle aura fini de se ‘nettoyer’, devra absolument s’accompagner d’une réflexion de base sur l’adéquation entre la valeur d’un actif physique et le titre financier qui lui est adossé.” (22.01.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Marchés Financiers, » Mondial Tous les textes disponibles de » Myret Zaki
France – Libération Interrogé par Christian Losson, le professeur d’économie Michel Aglietta explique pourquoi l’Europe serait la plus touchée en cas de crise grave. “L’Irlande, le Royaume-Uni et l’Espagne vivent une crise immobilière qui a beaucoup de points communs avec les Etats-Unis, même si la technique de financement diffère : bulle des prix, prêts à taux variables, excès d’endettement. Le secteur immobilier va s’effriter, voire s’effondrer. Et rejaillir sur les banques, très impliquées. L’Allemagne, regonflée par ses exportations, va tousser. Quant à la France, qui se rêve au-dessus de 2 % de croissance, c’est hallucinant. On sera au mieux à 1,5 %. L’Europe paiera le prix de sa présence inerte dans la mondialisation. Incapable de mobiliser une politique budgétaire et monétaire, comme les Etats-Unis, elle mettra plus de temps à repartir.” (22.01.2008) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Marchés Financiers, » Mondial Tous les textes disponibles de » Michel Aglietta, » Christian Losson
Autriche – Der Standard Eric Frey tente d’expliquer le krach boursier. “L’incertitude est le pire ennemi des bourses. La forte chute [le 21 janvier] des cours sur les marchés actions asiatiques et européens - alors qu’il n’y avait aucune cotation à Wall Street pour cause de jour férié – ne trouve pas son origine dans les dernières informations sur l’économie mondiale et les banques. C’est tout le contraire : personne ne connaît précisément la tendance de la conjoncture mondiale. (…) Une récession aux Etats-Unis affecterait sûrement l’Asie, puis l’UE. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, n’est pas le seul à espérer que l’économie européenne soit épargnée par les conséquences d’une récession en Amérique du Nord et poursuive sa croissance. Mais, jusqu’à présent, cet espoir s’est toujours avéré illusoire. Cette fois encore, il ne devrait pas en être autrement.” (22.01.2008) » article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Marchés Financiers, » Mondial Tous les textes disponibles de » Eric Frey
Belgique – La Libre Belgique Ariane van Caloen considère que “cette crise est inquiétante car elle a montré que les banques ne savent pas toujours ce qu’elles ont dans leurs bilans, se fiant de manière crédule aux appréciations souvent trop flatteuses données aux débiteurs ou à différents produits financiers par les agences de notation. Il est loin le temps où le banquier connaissait bien l’emprunteur final. A l’heure d’aujourd’hui, les liquidités passent par quantité de véhicules opaques qui semblent échapper à tout contrôle. Comment est-ce possible que de nombreuses institutions financières, toujours à la recherche de rendements plus élevés, aient pris tant de risques sans qu’on n’ait tiré la sonnette d’alarme ? Au sein des organismes de contrôle, on se pose certainement la question sans pour autant avoir trouvé la réponse.” (22.01.2008) » informations complémentaires (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Religion, » Politique Economique, » France, » Mondial Tous les textes disponibles de » Ariane van Caloen
RÉFLEXIONS
Hongrie – Elet es Irodalom Peter Gyorgy veut une nouvelle muséographie Péter György, spécialiste hongrois des médias, trouve les musées régionaux ou les grands musées nationaux trop nostalgiques. Il plaide en faveur d’un changement. “Ces expositions traitent d’un univers dans lequel les espaces et les récits culturels étaient sans équivoque et organisés dans le moindre détail. La suprématie d’un canon pouvait uniquement disparaître si un autre le remplaçait. (…) De la même manière que les habitants d’une petite ville connaissaient leur musée, les érudits et historiens de l’art connaissaient les grands musées comme leur poche. En revanche, aucun ordre universel ne règne au sein des institutions de l’art moderne. Il n’existe aucun système normatif avec ses canons et ses contre-canons. Nous avons du mal à trouver notre voie. Aujourd’hui, la coopération, la relation, la communauté et le processus sont des concepts toujours plus importants, alors que le XIXe siècle était marqué par la stabilité et la modernité.” (22.01.2008) » article intégral (lien externe, hongrois) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Expositions / Musées, » Hongrie, » Europe Tous les textes disponibles de » Péter György
Allemagne – Süddeutsche Zeitung Risto Penttilä compare les styles de gestion Risto Penttilä, directeur du forum finnois consacré à l’économie et à la politique EVA, analyse les différents mécanismes de prise de décision en Europe du Nord. “D’après une étude commune suédois-finlandaise, les entreprises suédoises accordent plus d’importance au déroulement correct des processus. En Suède, donner à chacun l’opportunité d’être entendu est plus important que le contenu réel ou la date d’une décision. En revanche, en Finlande, on se concentre plus sur le fait de prendre des décisions au moment opportun. Si vous accordez autant d’importance à l’action, la communication peut parfois en pâtir. Ce style de gestion orienté vers les résultats trouve une explication dans l’histoire de la Finlande. (…) La proximité avec le géant russe a appris aux Finnois que la survie est plus importante que le style. (…) Parfois, les chefs d’entreprise suédois pensent que le meilleur style de gestion au monde est une combinaison de détermination finnoise et d’aptitude suédoise – ou allemande – à impliquer tout le monde dans le processus décisionnel.” (22.01.2008) » article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Entreprises, » Allemagne, » Finlande, » Suède Tous les textes disponibles de » Risto Penttilä
POLITIQUE
Irlande – The Irish Times Les relations russo-polonaises en voie d’apaisement Serguëi Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères russes, a rencontré son homologue polonais Radek Sikorski le 21 janvier à Moscou. Selon le quotidien, “la Pologne va lever le veto sur les discussions entre la Russie et l’UE en vue d’un nouvel accord de partenariat, à la suite de la décision de la Russie de lever l’embargo sur les importantes de viandes polonaises. (…) Cette visite marque un important changement de cap diplomatique qui aura des implications pour d’autres pays européens. L’UE a réellement besoin d’arriver à un accord plus global avec la Russie, notamment sur l’énergie, le commerce et les relations économiques, des secteurs qui affectent les relations politiques. Comme dans les relations russo-polonaises, il y a beaucoup de questions conflictuelles au programme (par exemple la dispute au sujet du British Council en Russie), tout . Dans les deux cas, l’énergie est le point le plus important, alors que les Polonais ressentent encore amèrement la construction du pipeline germano-russe en mer Baltique. Mais tous ces problèmes semblent soudain plus solubles.” (22.01.2008) » informations complémentaires (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Pologne, » Russie
Allemagne – die tageszeitung Le social, cheval de bataille des nationalistes serbes Selon Andrej Ivanji, correspondant du quotidien en Serbie, la question du Kosovo n’aurait pas joué un rôle décisif dans la victoire du nationaliste Tomislav Nikolic lors du premier tour de l’élection présidentielle serbe. “Tomislav Nikolic a gagné le soutien de millions d’électeurs modestes, mécontents et sans espoir : les perdants de la transition, les chômeurs. Ce sont des personnes qui ne peuvent pas acheter de nouveaux vêtements à leurs enfants, des jeunes sans aucune perspective qui ont grandi alors que leur pays était victime de la guerre et de l’isolement international. Ce sont également des retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté. Cette fois, au lieu d’une rhétorique nationaliste et extrémiste, Tomislav Nikolic a tenu un discours populiste et socialiste. Le compte était bon. Les politiciens pro-européens avaient promis, de manière inconsidérée, que l’ouverture vers l’Europe rendrait la Serbie prospère. De moins en moins de personnes y croient désormais.” (22.01.2008) » article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Serbie Tous les textes disponibles de » Andrej Ivanji
Espagne – La Vanguardia La Serbie a besoin de la confiance des Européens Tamara Djermanovic, une professeure d’origine serbe qui enseigne à l’université Pompeu Fabra (Barcelone), analyse les résultats du premier tour de l’élection présidentielle serbe remporté par le candidat nationaliste Tomislav Nikolic. “La communauté internationale pourrait jouer un rôle au cours des prochains jours [le deuxième tour est prévu le 3 février] en manifestant sa confiance dans la Serbie et en la traitant d’égale à égale, de manière à contrer les discours de victimisation des nationalistes radicaux qui continuent d’utiliser les supposés antipathies occidentales contre la Serbie (…). A un niveau plus concret, si on promettait de libéraliser le système de visas afin que la jeune population serbe – qui a pratiquement grandi en temps de guerre – puisse jouir de la même possibilité de déplacement que les jeunes Occidentaux, il serait alors possible de construire une base permettant un véritable essor démocratique (…).” (22.01.2008) » page d’accueil (La Vanguardia) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Politique Européenne, » Politique Intérieure, » Europe, » Serbie Tous les textes disponibles de » Tamara Djermanovic
Royaume-Uni – The Independent Même au Royaume-Uni, l’euroscepticisme peut être risqué Alors que le Traité de Lisbonne est actuellement examiné par le Parlement britannique, suite au refus de Gordon Brown d’organiser un référendum pour le ratifier, le commentateur politique Steve Richards estime qu’il ne faut “jamais sous-estimer la capacité de l’Europe à modeler et re-modeler la politique britannique. Les échecs de Margaret Thatcher et de John Major sont dus à l’Europe. Le schisme pratiquement fatal au sein du parti travailliste dans les années 80 peut être attribué aux divisions sur l’Europe. (…) Il y a une dynamique curieuse au sujet de la politique européenne. Même si tous les sondages suggèrent que les électeurs sont eurosceptiques, les partis qui adoptent une telle posture ne font pas de bons résultats aux élections. Le Parti travailliste s’est fait massacré en 1983 sur un programme qui incluait la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Les conservateurs ont fait presque aussi mal en 2001, quand ils ont prévenu qu’il ne restait plus que quelques jours pour sauver la livre. Et même s’ils sont désormais plus ou moins unis dans leur euroscepticisme, les conservateurs sont encore divisés sur les conséquences de cette hostilité et les façons de l’exprimer.” (22.01.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Politique Européenne, » Politique Intérieure, » Royaume-Uni Tous les textes disponibles de » Steve Richards
Italie – La Repubblica La coalition gouvernementale italienne menacée Le chef du gouvernement italien Romano Prodi se soumettra le 23 janvier à un vote de confiance devant la Chambre des députés à la suite de la défection d’un petit parti de sa majorité (UDEUR) qui a été provoquée par la démission du ministre de la Justice Clemente Mastella. Massimo Gianinni anticipe la chute de la coalition gouvernementale. “Entre les grandes montagnes de déchets [dans la ville de Naples] et les petites vengeances personnelles, les dernières heures de vie du gouvernement de Romano Prodi tournent au cauchemar politique et au calvaire médiatique. Rien n’est jamais normal, ni linéaire (…). Dans tout autre pays de l’Europe moderne, une majorité tombe au Parlement quand se produit une rupture politique que les électeurs comprennent et dont ils acceptent les raisons. Il n’y a qu’en Italie que le chef d’un petit parti peut annoncer la fin d’une majorité politique au cours d’une conférence de presse, sans expliquer auparavant ses motivations devant le Parlement (…).” (22.01.2008) » page d’accueil (La Repubblica) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Italie Tous les textes disponibles de » Massimo Giannini
ÉCONOMIE
Estonie – Postimees Sofia et Moscou lancent la construction d’un gazoduc La Russie et la Bulgarie ont signé le 18 janvier l’accord relatif à la construction du gazoduc South Stream, qui devrait traverser la mer Noire. Selon le journal, “cet accord montre que l’Europe est toujours plus dépendante de la Russie sur le plan énergétique. En outre, il vient confirmer la nouvelle tendance des accords bilatéraux. A Sofia, Vladimir Poutine a notamment déclaré que South Stream devait améliorer la sécurité de l’approvisionnement européen en énergie. Cet argument avait été déjà avancé pour le North Stream, un autre projet bilatéral impliquant la Russie et l’Allemagne. On est désormais en droit de se demander si la politique énergétique commune de l’UE se compose uniquement d’accords de ce type.” (22.01.2008) » article intégral (lien externe, estonien) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Énergie, » Politique Economique, » Russie, » Europe, » Bulgarie
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Espagne – La Vanguardia
Luis Racionero et l’hégémonie de la culture de masse
L’essayiste espagnol Luis Racionero revient sur la polémique déclenchée par le magazine américain Time qui a consacré sa une en novembre 2007 à la mort de la culture française. “L’hégémonie est désormais américaine car le siècle des Lumières a perdu toute son influence, qui ne pouvait peser que dans une société pré-industrielle et non mondialisée. Aujourd’hui, seule la culture de masse existe et elle provient des Etats-Unis. (…) La haute culture s’est évaporée, elle s’est retrouvée noyée à cause de l’élitisme stérile des avant-gardistes et, tout comme les élites bourgeoises qui ont entretenu cette forme de culture, elle a perdu de sa densité dans le monde contemporain. Dans une société de masse, la culture de masse est logiquement prédominante. (…) Il n’y a pas de raison de se réjouir de cela, mais c’est ainsi. Et les Européens, à commencer par les Français, ne sont pas capables de l’améliorer et se contentent de la consommer.” (21.01.2008)
» page d’accueil (La Vanguardia)
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République tchèque – Respekt
L’OTAN doit soutenir le projet de bouclier antimissile
En République tchèque, les opposants à l’installation d’une station radar, dans le cadre du bouclier antimissile américain, se font de plus en plus nombreux. Le gouvernement tchèque a des difficultés à rallier une majorité autour de ce projet. Erik Tabery estime qu’il serait donc judicieux que l’OTAN se prononce en faveur de la construction de la station. “Pendant le sommet de l’OTAN de Bucarest, en avril, le Premier ministre Mirek Topolanek souhaite recevoir publiquement le soutien de l’alliance. Cependant, même les diplomates tchèques admettent que le sommet serait déjà un succès si l’alliance déclarait qu’elle réfléchit au projet. L’alliance ne doit pas abandonner les Tchèques. Dans le cas contraire, le radar et les missiles seraient construits en Pologne et l’OTAN serait encore plus tenue à l’écart. Varsovie tient à avoir de très bonnes relations avec les Etats-Unis et se soucie beaucoup moins de l’avis des autres pays.” (23.01.2008)
» article intégral (lien externe, tchèque)
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COULEURS LOCALES
République tchèque – Kulturni tydenik A2
Prague se coupe du reste du pays
Le sociologue Jan Keller note que les mouvements de protestation ne partent plus de la capitale du pays. “Les élites politiques veillent à ce que les conditions de vie des Pragois soient différentes de celles du reste du pays. Ellent achètent le conformisme des Pragois en tablant sur la qualité de vie. Il y a environ 20 ans, le revenu des Pragois dépassait à peine celui des autres régions. Aujourd’hui, le salaire des Pragois est 2,5 fois supérieur à celui du reste de la République tchèque. Dans la capitale, le taux de chômage et le risque de déclin social sont bien plus faibles. Ces conditions expliquent à elles seules les résultats des élections. Les Pragois sont beaucoup plus conservateurs. Plus on s’éloigne de la capitale, plus la gauche obtient de meilleurs résultats. (…) On constate ainsi que Prague, véritable Etat dans l’Etat, n’est plus solidaire avec le reste du pays.” (24.01.2008)
» article intégral (lien externe, tchèque)
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RÉFLEXIONS
Roumanie – Revista 22
Norman Manea critique la transition politique roumaine
L’écrivain roumain Norman Manea, qui vit aujourd’hui aux Etats-Unis, évoque avec Rodica Palade le rapport qu’il entretient avec le passé de la Roumanie. “Il nous a été difficile d’assumer la responsabilité de l’époque du communisme. En 1944, il n’y avait que 1 000 communistes en Roumanie, ce qui est un nombre négligeable. En 1989, le Parti communiste comptait quatre millions de membres, ce qui en faisait l’un des premiers partis communistes d’Europe de l’Est. (…) Deux jours après la mort du ‘fils bien aimé du peuple’, [le dictateur] Nicolae Ceausescu, les spectateurs ravis se sont réveillés dans la peau d’innocents et d’anticommunistes. Quiconque avait écrit des odes, s’était lancé dans une mascarade de courbettes ou avait chanté et dansé, s’est réjouit des quelques aumônes distribuées par les nouveaux parvenus. Les personnes venant des instances politiques ou des organes de l’Etat répressif se sont empressées de tout oublier. Et rares étaient ceux qui cherchaient à en savoir plus sur leur propre culpabilité et leur propre implication.” (25.01.2008)
» article intégral (lien externe, roumain)
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France – Le Monde
Alain Supiot définit l’économie communiste de marché
Alain Supiot, professeur en sciences humaines, estime que l’Union européenne s’oriente vers une ‘économie communiste de marché’. “Edifié sur la base de ce que le capitalisme et le communisme avaient en commun (l’économisme et l’universalisme abstrait), ce système hybride emprunte au marché la compétition de tous contre tous, le libre-échange et la maximisation des utilités individuelles, et au communisme la ‘démocratie limitée’, l’instrumentalisation du droit, l’obsession de la quantification et la déconnection totale du sort des dirigeants et des dirigés. Il offre aux classes dirigeantes la possibilité de s’enrichir de façon colossale (…) tout en se désolidarisant du sort des classes moyennes et populaires (…). Une nouvelle nomenklatura, qui doit une bonne part de sa fortune soudaine à la privatisation des biens publics, use ainsi de la libéralisation des marchés pour s’exonérer du financement des systèmes de solidarité nationaux.” (25.01.2008)
» article intégral (lien externe, français)
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Chypre – Cyprus Mail
La Cour européenne des droits de l’homme victime de son succès
Le quotidien relève dans le rapport annuel de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qu’elle “a accumulé un retard très important, et qu’à ce rythme, elle aurait besoin de 46 ans pour traiter toutes les plaintes. (…) La Cour, qui manque de fonds et de juges, se débat avec près de 80 000 affaires, certaines datant du milieu des années 90 (…). Quatre pays – la Russie, la Turquie, la Roumanie et l’Ukraine – sont à l’origine de plus de la moitié des affaires en attente, ce qui reflète la faible confiance des citoyens de ces nations dans leur justice nationale. En tant que dernier recours possible pour les citoyens européens, la cour basée à Strasbourg traite d’affaires qui remettent en question les décisions de tribunaux nationaux, les plaignants arguant du fait que ces décisions ne respectent pas la Charte européenne des droits de l’homme de 1949 appliquée par tous les pays (sauf la Biélorussie). (…) La Cour (…) est devenue populaire auprès des citoyens des pays de l’Est et des Balkans, où le système judiciaire est encore influencé par les hommes politiques et sujet à la corruption.” (24.01.2008)
» article intégral (lien externe, anglais)
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Autriche – Der Standard
La BCE, bouc émissaire de l’économie mondiale ?
Jean-Claude-Trichet, directeur de Banque centrale européenne (BCE) , a été critiqué par des politiciens et des économistes pour avoir maintenu le niveau des taux d’intérêt de la zone euro. A l’inverse, la Réserve fédérale américaine (Fed) a baissé ses taux suite à l’effondrement cette semaine des cours boursiers. Eric Frey soutient la politique de la BCE. “Depuis l’été dernier et dans un contexte de crise, les deux banques centrales ont cherché à atténuer la menace d’une baisse des liquidités sur le marché interbancaire. (…) Lorsque la Fed a pris connaissance de l’ampleur de la récession, elle a réagi rapidement. Nul ne sait encore si cette réponse va changer la situation car les banques centrales n’accomplissent pas de miracles. Et elles n’ont certainement pas pour mission d’empêcher la baisse des cours. En revanche, l’Europe semble être épargnée par une récession à court terme. On prévoit au pire un ralentissement de la croissance. C’est pour cette raison que la hausse des prix n’a jamais été aussi forte depuis longtemps. L’investissement des entreprises dépend plus de leur évaluation du marché que du prix des crédits. Contrairement aux Etats-Unis, nous n’avons donc aucune raison d’abaisser les taux d’intérêt.” (25.01.2008)
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Eric Frey
COULEURS LOCALES
Roumanie – Cotidianul
Un musée contre le culte de Ceausescu ?
Le dictateur roumain Nicolae Ceausescu, fusillé en 1989, aurait fêté le 26 janvier son 90e anniversaire. Costi Rogozanu saisit cette occasion pour faire une proposition. “Pourquoi ne pas ouvrir un musée sur le clan Ceausescu ? Nous tiendrons là l’entreprise culturelle la plus rentable de toute la Roumanie. Pourquoi ne pas exposer les accessoires des concours de chants communistes et recueillir des documentaires et des témoignages ? Cela représenterait un véritable défi pour les historiens et les artistes. Nous assisterions à la naissance d’un musée commercial dont l’histoire ferait l’objet d’un travail méticuleux et qui laisserait le visiteur en proie aux rires ou aux larmes. Il ne s’agirait pas d’une institution qui rendrait hommage au dictateur, mais d’une autopsie du mythe Ceausescu, qui a littéralement possédé des millions de Roumains. Le musée serait l’endroit rêvé pour partir à la découverte du ridicule.” (25.01.2008)
» article intégral (lien externe, roumain)
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Tous les textes disponibles de » Costi Rogozanu
Royaume-Uni – The Independent
Johann Hari demande que Internet soit ouvert à tous
Le chroniqueur anglais Johann Hari analyse une menace qui pèse sur l’avenir d’Internet. “Les grandes sociétés qui fournissent l’accès à Internet en possèdent aussi les chemins physiques : les fils, les câbles et les interrupteurs tout au long desquels les pages internet voyagent avant d’atteindre votre écran. Les fournisseurs d’accès ont fait du lobbying aux Etats-Unis et en Europe pour avoir la permission de créer une autoroute à deux voies, avec des vitesses différentes selon le prix que vous pouvez payer. D’après leur proposition, si vous êtes une grande entreprise (…), vous pouvez payer un prix plus élevé qui vous permet de circuler sur la voie la plus rapide, avec des pages qui se chargent à toute vitesse. Si vous êtes un simple bloggeur anonyme, vous payez le prix normal, et vous serez coincé dans le gros du trafic et vous aurez besoin de plus de temps pour charger ou réactualiser vos pages. Ceci s’appelle un Internet à plusieurs vitesses – et il faut le combattre. La plus belle chose au sujet du Web est que les coûts d’entrée sont très bas : nous sommes tous branchés et nous jouons sur une base égale. Avec le nouveau modèle, nous ne serions plus en concurrence dans un marché d’idées ouvert à tous….” (28.01.2008)
» article intégral (lien externe, anglais)
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Tous les textes disponibles de » Joha
Suède – Dagens Nyheter
Vers un retour de la course à l’arme atomique ?
Cinq stratèges militaires éminents de l’OTAN ont rédigé un ‘manifeste‘ sur l’avenir de cette organisation. A la lecture de cette publication, le journal ne cache pas son inquiétude car, visiblement, personne ne croit dans l’hypothèse d’un monde sans armes nucléaires. “S’il y a péril en la demeure, l’OTAN doit pouvoir déployer préventivement son arsenal nucléaire et, de ce fait, adopter la même stratégie que la Russie. Il semble que nous soyons revenus à l’époque de l’équilibre par la dissuasion. Et personne ne doit croire que les pays intéressés par les armes nucléaires y renonceront si l’OTAN et la Russie insistent sur l’importance de posséder ces armes.” (27.01.2008)
» article intégral (lien externe, suédois)
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France – Le Monde
La laïcité, socle commun de l’Europe
En faisant l’éloge de la religion chrétienne au cours de récentes interventions, le président français Nicolas Sarkozy a relancé en France le débat sur le respect de la laïcité. Henri Tincq, journaliste spécialiste des religions, estime que “l’erreur de M. Sarkozy est de confondre la laïcité et la sécularisation des moeurs, des comportements, des idées. (…) C’est parce qu’ont émergé des droits et des nations libérés de la puissance religieuse qu’ont pu se créer des Etats démocratiques, indépendants de factions confessionnelles rivales. La laïcité est devenue une sorte de ‘bien commun’ de la nouvelle Europe, comme dit le sociologue protestant Jean-Paul Willaime. Aucun pays membre ne s’identifie plus à une force idéologique ou religieuse unique. Cette victoire de la laïcité n’exclut pas la reconnaissance de l’utilité sociale et du rôle d’animation démocratique que joue la religion.” (28.01.2008)
» informations complémentaires (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Henri Tincq
ÉCONOMIE
Autriche – Der Standard
La mondialisation critiquée au forum de Davos
Alexandra Föderl-Schmid s’intéresse au Forum économique mondial de Davos, dont la 38e édition vient de se terminer. “En quelques jours, les turbulences des marchés financiers ont réussi à faire ce que les opposants à la mondialisation ne sont pas parvenus à réaliser pendant des années. Ce sont précisément les partisans de la mondialisation et du néolibéralisme (les gestionnaires des fonds et des banques, des directeurs de société) qui souhaitent plus de contrôle et une possibilité d’intervention. (…) Le degré de bouleversement devient flagrant du fait du transfert soudain des espérances dans les pays émergents. Il s’agit d’une ironie de l’histoire : seule une croissance forte en Chine et en Inde protégerait l’économie mondiale d’une récession. Subitement, les regards se tournent vers les pays d’Amérique latine et d’Asie du Sud-Est qui, il y a encore dix ans, dépendait du soutien des pays industrialisés, et vers la Russie. Dans ces pays, l’Etat peut intervenir et ne laisse pas libre cours à l’économie de marché.” (28.01.2008)
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Alexandra Föderl-Schmid
Belgique – Le Soir
Les héros ne triomphent plus dans les BD
“Le 35e Festival international d’Angoulême marque un tournant dans l’évolution de la bande dessinée”, estime Daniel Couvreur, alors que le festival a rendu son palmarès le 26 janvier. “Le modèle social du héros a fait son temps. Il ne domine plus les esprits. Le champ narratif affiche de l’ambition littéraire. Au fond des cases vécues se dessinent des récits de vie, chargés d’âme, comme autant d’expressions du quotidien de l’homme. Le roman graphique a triomphé au palmarès du Festival 2008 en affichant les préoccupations de son temps. Le Fauve d’or, prix du meilleur album de l’année, a été décerné à l’auteur australien Shaun Tan, pour ‘Là où vont nos pères’. Cette histoire sans bulles, d’une rare poésie graphique, mise en scène à travers une mosaïque de cases muettes, raconte l’aventure universelle de l’intégration. (…) Le Festival d’Angoulême a tourné la page de l’action pour ouvrir celle de l’émotion.” (28.01.2008)
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Daniel Couvreur
RÉFLEXIONS
Hongrie – Élet és Irodalom
L’accélération de l’histoire selon Pierre Nora
Dans un entretien avec Benedek Varkonyi, l’historien français Pierre Nora évoque sa thèse de l’accélération de l’histoire. “D’une part, l’accélération de l’histoire est une métaphore, d’autre part, c’est une réalité visible dans un ensemble mesurable. A l’instar de la consommation d’énergie des pays industrialisés occidentaux qui augmente beaucoup plus vite que les prévisions. En outre, la rapidité croissante des moyens de communication fait que tout ce qui se passe sur la planète est immédiatement perceptible. Les personnes vivant à notre époque assistent à un développement exponentiel de cette tendance. Cela concerne non seulement le climat, la technologie, l’énergie, mais modifie également l’histoire, dans laquelle tout se manifeste et d’où tout émane. (…) La signification historique des choses gagne en intensité et en profondeur. Elle touche toujours plus de personnes.” (29.01.2008)
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Tous les textes disponibles de » Benedek Várkonyi
CULTURE
Allemagne – die tageszeitung
L’ancien bloc de l’Est prend une valeur mythologique
Jörg Magenau explique que les écrivains Drago Jancar, Ismaïl Kadaré et Givi Margvelachvili évoquent dans leurs derniers romans l’histoire du communisme de leurs pays d’origine – respectivement la Slovénie, l’Albanie et la Géorgie – comme s’ils racontaient des histoires de fantômes. ”C’est l’heure de la littérature ou plutôt celle de la naissance d’une légende”, explique Jörg Magenau. “Le communisme se transforme en contrée mythologique peuplée de personnages étranges. En règle générale, il faut 200, voire 300 ans pour qu’une histoire, comme celle de Jésus ou de la guerre de Troie, perde de sa substance et devienne une légende. Le processus est plus rapide pour le communisme. Il faut y voir le résultat du rapport déjà mythologique entre les habitants des pays socialistes, leurs dirigeants et leur Etat. La réalité était tellement fragile qu’elle a dû être renforcée pour lui donner une ‘existence réelle’.” (29.01.2008)
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Jörg Magenau
Belgique – Le Soir
La division de la Belgique se retrouve dans le cinéma
“La Belgique existe-t-elle ? Si la question est sujette à controverses politiques, dans le monde du cinéma, la réponse est désormais claire : c’est non ! Confirmant plus que jamais la tendance de 2006, l’année 2007 constate un spectaculaire divorce à la belge”, assure Nicolas Crousse. “D’un côté, un cinéma flamand qui ne s’est, commercialement parlant, jamais aussi bien porté. C’est tout bonnement une année historique. (…) [De l'autre côté], les chiffres francophones sont médiocres. (…) Les spectateurs francophones du pays ne consomment pas le cinéma du Nord, dont ils ignorent pratiquement tout. Et ceux de Flandre ne sont pas plus curieux de découvrir les films de leurs voisins du sud. A l’arrivée, chacun trimballe son trophée et son complexe. Le Nord a mauvaise réputation… mais une santé du diable. Le Sud fait bonne mine mais vit ignoré des siens.” (29.01.2008)
» informations complémentaires (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Nicolas Crousse
COULEURS LOCALES
Lituanie – Lietuvos rytas
La Lituanie veut soigner son image à l’étranger
La Lituanie souffre de son manque de notoriété à l’étranger. C’est pourquoi le gouvernement envisage de modifier le nom du pays en anglais (Lithuania), un terme difficilement prononçable. Le Premier ministre Gediminas Kirkilas souhaite également, à l’aide d’une campagne appropriée, donner à la Lituanie l’image d’un ‘pays courageux’. Rimvydas Valatka livre un avis critique sur cette démarche. ”Que peuvent nous apporter les experts en marketing ? Certes, nous étions le dernier peuple païen d’Europe, nous sommes à l’origine de la chute de l’Union soviétique, notre culture est soi-disant novatrice et notre esprit d’entreprise est développé. Mais cela ne rappelle-t-il pas la propagande soviétique ? La christianisation tardive de la Lituanie fait-elle de notre pays un pays courageux ? (…) C’est bien de vouloir faire de l’effet, mais voulons-nous donner l’impression d’être des idiots ?” (28.01.2008)
» article intégral (lien externe, lituanien)
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Tous les textes disponibles de » Rimvydas Valatka
DOSSIER
L’affaire de la Société Générale ébranle le système bancaire
La banque française Société Générale a été victime d’une fraude massive de 4,9 milliards d’euros, révélée jeudi 24 janvier. Un courtier a été mis en examen, mais de nombreux éléments de l’affaire restent à élucider. Pour la presse européenne, cette affaire illustre, en pleine crise financière, les dérives du système bancaire.
France – Le Monde
Les professionnels de la finance oublient trop souvent qu’ils ne vivent pas dans un monde virtuel. Leur rôle dans l’économie mondiale est de gérer et de répartir la rareté monétaire. Cette mission n’est pas compatible avec des gains immédiats réalisés au détriment de tous les autres acteurs de l’économie.” (30.01.2008)
» article intégral (lien externe, français)
Belgique – Le Soir
“C’est là que gît le problème : afin de toucher ces primes parfois faramineuses (certains gestionnaires de fonds empochent plus de 100 millions de dollars par an), des banquiers vendent parfois des produits douteux et prennent des risques exagérés. Risques dont ils n’assumeront jamais la pleine responsabilité”
» article intégral (lien externe, français)
RÉFLEXIONS
Roumanie – Romania Libera
Selon Ion Vianu, l’UE est un club chrétien
Lors du Forum économique mondial de Davos, le ministre turc des Affaires étrangères Ali Babacan a mis en garde l’UE contre le risque de former un ‘club chrétien’ et de s’isoler des autres pays. Ion Vianu estime que le ministre a abordé un problème délicat. “Il existe une relation positive entre le christianisme et la démocratie. En revanche, l’islam est une religion présente dans chaque aspect de la vie. Le Coran définit la réalité, il a valeur de loi. En principe, les pays islamiques ne peuvent pas devenir démocratiques. (…) Il est illusoire de croire que l’Europe est une sorte de supermarché extensible à l’infini. Cette illusion pourrait s’avérer fatale. Si l’Europe ne possède aucune histoire ou idéologie cohérente, elle cessera d’exister et deviendra autre chose. Cela est certes envisageable, mais cette possibilité ne plait pas aux Européens.” (30.01.2008)
» article intégral (lien externe, roumain)
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Tous les textes disponibles de » Ion Vianu
Suisse – L’Hebdo
Jacques Pilet rend hommage au dernier ‘poilu’ français
“La vie de Lazare [Ponticelli], né en 1897, est un roman européen édifiant”, écrit le chroniqueur Jacques Pilet dans un texte consacré à l’ultime combattant français encore vivant de la Première guerre mondiale. “Il débarque de son Italie natale à 10 ans (…). En 1914, il s’engage dans la Légion étrangère qui l’envoie aussitôt sur le front. (…) Lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale, on le juge trop vieux pour le combat. Il s’engage donc dans la Résistance. Depuis lors, il passe beaucoup de temps, dans les écoles, dans les interviews à la presse, à rappeler ce que fut la véritable histoire. (…) Lazare Ponticelli fait rêver. On se prend à imaginer une figure semblable qui, dans un demi-siècle, jetterait un regard aussi lucide sur des guerres plus récentes. Un ex-Yougoslave devenu citoyen de l’UE qui raconterait les tueries balkaniques en exprimant le même sentiment d’absurdité et de dégoût.” (24.01.2008)
» informations complémentaires (lien externe, français)
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Allemagne – Frankfurter Allgemeine Zeitung
La littérature allemande n’est pas en phase avec son époque
Richard Kämmerlings déplore que la littérature contemporaine allemande ne soit pas suffisamment en phase avec son époque. “Ne vaudrait-il pas mieux parler de ‘littérature actuelle du passé’ ? Si l’on s’attarde sur les derniers livres à succès des auteurs allemands ou sur les thèmes qu’ils abordent, on remarque une étrange carence. La rétrospective est dominante : d’un côté des figures historiques comme chez [Daniel] Kehlmann ou [Ilija] Trojanov, de l’autre des histoires familiales [John von Düffel] ou, dans le meilleur des cas, une combinaison des deux, comme chez les lauréats Arno Geiger et Julia Franck. (…) Le menu est en quelque sorte déséquilibré pour le lecteur. En effet, au-delà de la sphère privée, il lui manque ce qui constitue et définit notre vie : l’économie, la technologie, la médecine, l’armée et même les médias. La raison de ce déséquilibre est simple, mais il est plus difficile de savoir pourquoi personne ne réagit pour changer les choses. Aujourd’hui, un écrivain n’a tout simplement aucune idée de ces systèmes si différents, qui ont tous leur propre logique et leur propre langage.” (30.01.2008)
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Suisse – Tribune de Genève
Pour Antoine Maurice, l’Europe illustre un cas ‘d’helvétisation’
Le chroniqueur Antoine Maurice analyse le poids réel de l’UE sur la scène internationale. “Deux hommes politiques français, Edouard Balladur et Hubert Védrine, entamaient l’autre jour un débat à la radio sur la politique extérieure de l’UE en évoquant le risque ‘d’helvétisation’ de l’Europe comme un repoussoir. (…) Elle signifie qu’à leurs yeux l’Europe unie se comporte au mieux avec la modestie d’un petit pays sur le plan international, ce qu’ils déplorent. (…) Sur les grands enjeux du monde – sécurité, commerce et environnement -, l’Union se gargarise de la notion de soft power (voies et moyens de l’influence diplomatique). Or elle sait qu’il n’est aujourd’hui comme hier de véritable puissance que gagée en dernier ressort sur la puissance classique, c’est-à-dire l’impact qui lui manque de l’économie et de la force militaire. C’est autre chose qu’un syndrome helvétique.” (31.01.2008)
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Allemagne – Die Zeit
Jan Ross analyse le style dévastateur de Nicolas Sarkozy
Après la démission du gouvernement italien, Jan Ross se demande si l’Europe est suffisamment forte pour supporter le duo Berlusconi-Sarkozy, l’empereur italien des médias et le phénomène médiatique français. “La mentalité [de Sylvio Berlusconi], ouvertement axée sur le profit, ne correspond pas aux principes de [Nicolas] Sarkozy. Le jeu [de Sarkozy] avec les médias est plus subtil. Il ne se met pas en scène avec la gestuelle d’un chef qui paye l’orchestre et impose son rythme ou pour mettre en avant son copinage avec les éditeurs et les directeurs de grands groupes. Nicolas Sarkozy est plus fort que Silvio Berlusconi sur ce point. Il est lui-même un phénomène médiatique, ce n’est pas un producteur mais un acteur avide de publicité passé maître dans l’art de la manipulation. Il est le plus fragile, la personne la plus exposée à la chute. Le fait qu’il se soit montré main dans la main avec l’incontrôlable Carla Bruni représente un risque que Silvio Berlusconi, macho jovial et robuste, n’aurait pas pris. Toutefois, ces deux personnalités ont un effet destructeur sur le système démocratique : elles adoptent la même démarche empreinte de personnification, d’hystérie et de vulgarité.” (31.01.2008)
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Slovénie – Dnevnik
La Slovénie est-elle sous l’influence des Etats-Unis ?
Mitja Drobnic, directeur politique du ministère slovène des Affaires étrangères, a démissionné mardi 30 janvier. Le quotidien slovène ‘Dnevnik’ avait publié le compte rendu d’une discussion confidentielle entre lui et un haut diplomate américain. Ce dernier lui avait suggéré que la Slovénie reconnaisse l’indépendance du Kosovo. La Slovénie, à la tête de la présidence tournante de l’UE [depuis le 1er janvier], est maintenant soupçonnée de subir l’influence des Etats-Unis. Selon Antisa Korljan, “il fallait s’attendre à ce que l’on cherche un bouc émissaire au ministère. (…) D’une certaine manière, Mitja Drobnic était un choix logique car seul son nom est directement lié à l’affaire du compte rendu. (…) Cependant, le ministre des Affaires étrangères Dmitrij Rupel et le Premier ministre Janez Jansa doivent désormais remuer ciel et terre pour prouver que la politique extérieure slovène agit en toute indépendance et n’est pas à la solde d’un autre pouvoir.” (30.01.2008)
» article intégral (lien externe, slovène)
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Tous les textes disponibles de » Antisa Korljan
MÉDIAS
Espagne – La Vanguardia
Pas de démocratie sans pluralisme médiatique
Alors que se déroule en Espagne un débat sur le rôle de l’Etat dans les moyens de communication, le professeur de droit Francesc de Carreras insiste sur le besoin de garantir l’indépendance des médias. “La démocratie ne se résume pas à des élections. C’est aussi un débat libre, pluraliste et censé afin que les citoyens puissent former leurs propres critères et voter en fonction de leurs idées ou de leurs intérêts. Il n’y a pas d’institutions politiques démocratiques sans opinion publique libre. Mais le libre jeu entre entreprises de communication privées ne garantit pas non plus une opinion publique libre. En raison de leur rôle démocratique décisif, elles devraient aussi être soumises à des règles.” (31.01.2008)
» page d’accueil (La Vanguardia)
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Tous les textes disponibles de » Francesc de Carreras
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Newsletter 31/01/2008
Revue de presse européenne: euro|topics
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DOSSIER
L’Italie se dote d’un gouvernement de transition
Après la chute du cabinet de Romano Prodi la semaine dernière, le président italien Giorgio Napolitano a opté le 30 janvier pour la formation d’un gouvernement de transition pour quelques mois. Il est dirigé par Franco Marini, actuel président du Sénat, qui a notamment la charge de réformer la loi électorale en vue de nouvelles élections législatives.
Italie – La Repubblica L’éditorialiste Massimo Giannini est satisfait de la décision prise par le président italien. “La République italienne est entre les mains d’un président sage et compétent (…). La solution qu’il a choisie pour sortir d’une crise inédite et insidieuse est un chef d’œuvre d’équilibre institutionnel et de bon sens politique (…). La mission reste difficile, peut être même impossible. Un gouvernement de raison qui pourra convaincre en très peu de temps les différentes forces politiques d’approuver une nouvelle loi électorale et prendre des décisions urgentes reste une chimère lointaine et probablement inaccessible. Pour le moment, cet éventuel exécutif de salut public n’a pas de majorité parlementaire visible (…). Mais Marini a le devoir d’essayer. Et Napolitano a eu le courage de lui indiquer le chemin.” (31.01.2008) » page d’accueil (La Repubblica) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Italie Tous les textes disponibles de » Massimo Giannini
Allemagne – Frankfurter Allgemeine Zeitung Pour Heinz-Joachim Fischer estime que “ce dont l’Italie a besoin maintenant, c’est n’est pas d’une nouvelle loi électorale mais d’un gouvernement qui mette fin aux ingérences, à l’image des montagnes de poubelles qui s’accumulent à Naples depuis des années. Les Italiens sont par exemple de plus en plus victimes de la misère. La banque nationale a récemment constaté la stagnation des salaires, le recul du pouvoir d’achat, la progression de l’endettement des ménages. (…) La mafia s’est implantée dans le système de santé, notamment dans le Sud de l’Italie, souvent avec la complicité des politiciens. Et surtout, les affaires publiques privilégient la décontraction aux discussions sérieuses. La dernière fois que l’Italie a été rappelée à l’ordre, c’était à l’occasion de son adhésion à l’Union monétaire européenne. L’UE ne pourra pas rester passive si seul le Nord du pays reste attaché à l’Europe. A Rome, il faut désormais passer aux choses sérieuses.” (31.01.2008) » article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Italie Tous les textes disponibles de » Heinz-Joachim Fischer
Suisse – Le Temps Stéphane Bussard rappelle que Romano Prodi a été “le grand médiateur d’une coalition écartelée entre l’extrême gauche et le centre catholique et d’un gouvernement qui n’aura jamais été autant à gauche dans l’histoire de la République italienne. L’avènement d’un pôle réformiste de centre gauche, le Parti démocrate, souhaité par les ‘prodiens’, a paradoxalement porté le coup de grâce à l’expérience Prodi. Présidé par le quasi-blairiste Walter Veltroni, le Parti démocrate incarne peut-être le seul espoir du centre gauche dans un pays où la gauche a toujours été mathématiquement minoritaire. Son objectif : obtenir une majorité non éclatée, capable de gouverner un Etat fondateur de l’Union européenne, membre de l’OTAN et de la zone euro. Pour porter cet espoir toutefois, il devra gérer les fortes turbulences que la chute de Prodi vient de causer en son sein.” (29.01.2008) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Italie Tous les textes disponibles de » Stéphane Bussard
Estonie – Postimees Selon le quotidien estonien, on soumet en Europe la stabilité du système politique d’un pays à un traitement partial. “La chute du gouvernement italien n’a pas été une grande surprise, tant pour les Italiens que pour la plupart des Européens. La majorité de la coalition était simplement trop faible. (…) Il n’y a encore aucune raison de céder à la panique, car le pays a déjà surmonté des crises et des turbulences plus graves. Toutefois, alors que la République tchèque se querellait pour former son gouvernement, pendant que la Hongrie endurait elle aussi une crise gouvernementale et lorsqu’un Premier ministre mal aimé (pour ne pas dire plus) a été élu en Europe, d’aucuns évoquaient régulièrement le manque de maturité démocratique des Européens de l’Est et les dangers qui en résulteraient pour l’UE. Avec la crise italienne, les réactions sont beaucoup plus mesurées.” (31.01.2008) » article intégral (lien externe, estonien) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Politique Intérieure, » Italie, » Europe
RÉFLEXIONS
Royaume-Uni – The Guardian Pour Timothy Garton Ash, le Royaume-Uni n’a rien à envier à la Stasi Le penseur britannique Timothy Garton Ash réagit à un récent rapport officiel selon lequel les autorités britanniques font environ 1000 demandes de mise sur écoute par jour. “L’Etat britannique met son nez partout et dérape complètement (…). La Stasi a commencé à m’espionner lorsque je me trouvais en Allemagne de l’Est voilà 30 ans. Je pensais alors voyager de l’un des pays les plus libres au monde vers l’un des moins libres. Je ne crois pas que j’avais tort à l’époque, mais j’aurais certainement tort maintenant. Aujourd’hui les habitants en Allemagne de l’Est sont beaucoup moins surveillés que le peuple britannique. (…) Bien sûr, cette comparaison avec la Stasi est une hyperbole. Ayant vécu moi-même sous le régime de la Stasi, je sais que nous en sommes loin. Mais la somme d’informations recueillies et partagées – sans parler de l’affaire des données perdues – par le gouvernement britannique dépasse largement les quelque 160 kilomètres de dossiers de la Stasi. (…) On ne protège pas la liberté en se fiant simplement aux bonnes intentions de nos dirigeants, fonctionnaires et espions. L’enfer est pavé de bonnes intentions.” (31.01.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Criminalité / Justice, » Allemagne, » Royaume-Uni Tous les textes disponibles de » Timothy Garton Ash
Suisse – Tribune de Genève Pour Antoine Maurice, l’Europe illustre un cas ‘d’helvétisation’ Le chroniqueur Antoine Maurice analyse le poids réel de l’UE sur la scène internationale. “Deux hommes politiques français, Edouard Balladur et Hubert Védrine, entamaient l’autre jour un débat à la radio sur la politique extérieure de l’UE en évoquant le risque ‘d’helvétisation’ de l’Europe comme un repoussoir. (…) Elle signifie qu’à leurs yeux l’Europe unie se comporte au mieux avec la modestie d’un petit pays sur le plan international, ce qu’ils déplorent. (…) Sur les grands enjeux du monde – sécurité, commerce et environnement -, l’Union se gargarise de la notion de soft power (voies et moyens de l’influence diplomatique). Or elle sait qu’il n’est aujourd’hui comme hier de véritable puissance que gagée en dernier ressort sur la puissance classique, c’est-à-dire l’impact qui lui manque de l’économie et de la force militaire. C’est autre chose qu’un syndrome helvétique.” (31.01.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Politique Européenne, » Europe, » Mondial Tous les textes disponibles de » Antoine Maurice
Allemagne – Die Zeit Jan Ross analyse le style dévastateur de Nicolas Sarkozy Après la démission du gouvernement italien, Jan Ross se demande si l’Europe est suffisamment forte pour supporter le duo Berlusconi-Sarkozy, l’empereur italien des médias et le phénomène médiatique français. “La mentalité [de Sylvio Berlusconi], ouvertement axée sur le profit, ne correspond pas aux principes de [Nicolas] Sarkozy. Le jeu [de Sarkozy] avec les médias est plus subtil. Il ne se met pas en scène avec la gestuelle d’un chef qui paye l’orchestre et impose son rythme ou pour mettre en avant son copinage avec les éditeurs et les directeurs de grands groupes. Nicolas Sarkozy est plus fort que Silvio Berlusconi sur ce point. Il est lui-même un phénomène médiatique, ce n’est pas un producteur mais un acteur avide de publicité passé maître dans l’art de la manipulation. Il est le plus fragile, la personne la plus exposée à la chute. Le fait qu’il se soit montré main dans la main avec l’incontrôlable Carla Bruni représente un risque que Silvio Berlusconi, macho jovial et robuste, n’aurait pas pris. Toutefois, ces deux personnalités ont un effet destructeur sur le système démocratique : elles adoptent la même démarche empreinte de personnification, d’hystérie et de vulgarité.” (31.01.2008) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Audiovisuel, » France, » Italie Tous les textes disponibles de » Jan Ross
Pologne – Rzeczpospolita Kinga Dunin demande à la Pologne d’être tolérante La sociologue polonaise Kinga Dunin regrette que les politiciens polonais de tous les bords n’agissent pas suffisamment en faveur de la tolérance envers les minorités, comme les juifs ou les homosexuels. “Personne ne veut entrer en conflit avec l’Eglise. La droite cherche à reconquérir ses électeurs. La gauche, quant à elle, est en proie à un sentiment de culpabilité qu’elle traîne depuis l’époque communiste. (…) C’est pourquoi nous ne considérons pas l’antisémitisme, le sexisme ou l’homophobie comme des phénomènes négatifs devant être éliminés. Au lieu de cela, nous nous demandons si untel a vraiment offensé ou non une minorité ou bien si le fait de mentionner l’antisémitisme polonais n’est pas un signe fortuit d’un sentiment antipolonais, etc. A vrai dire, nous devrions déjà déjà être bien au-delà de ces discussions.” (31.01.2008) » article intégral (lien externe, polonais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Minorités, » Pologne Tous les textes disponibles de » Kinga Dunin
POLITIQUE
Slovaquie – Pravda La Slovaquie reporte la ratification du Traité de Lisbonne La Slovénie et Malte ont ratifié le 30 janvier le Traité de Lisbonne. Cependant, en Slovaquie, le vote a été reporté à la dernière minute. Le motif ? L’opposition, dont les voix sont nécessaires à l’adoption du traité, a fait marche arrière en raison d’un projet de loi gouvernemental relatif aux médias, qui serait non démocratique. Marius Kopcsay se montre compréhensif. “Venant de l’opposition, c’est un comble. Mais elle ne pouvait pas rester sans broncher. Il reste suffisamment de temps pour adopter le traité européen. (…) Les deux thèmes sont étroitement liés. Le traité de Lisbonne met en place des principes européens et la loi sur la presse montre si ces principes s’appliquent en Slovaquie.” (31.01.2008) » article intégral (lien externe, slovaque) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Constitution de l´UE, » Politique Intérieure, » Économie des Médias, » Slovaquie, » Europe Tous les textes disponibles de » Márius Kopcsay
Slovénie – Dnevnik La Slovénie est-elle sous l’influence des Etats-Unis ? Mitja Drobnic, directeur politique du ministère slovène des Affaires étrangères, a démissionné mardi 30 janvier. Le quotidien slovène ‘Dnevnik’ avait publié le compte rendu d’une discussion confidentielle entre lui et un haut diplomate américain. Ce dernier lui avait suggéré que la Slovénie reconnaisse l’indépendance du Kosovo. La Slovénie, à la tête de la présidence tournante de l’UE [depuis le 1er janvier], est maintenant soupçonnée de subir l’influence des Etats-Unis. Selon Antisa Korljan, “il fallait s’attendre à ce que l’on cherche un bouc émissaire au ministère. (…) D’une certaine manière, Mitja Drobnic était un choix logique car seul son nom est directement lié à l’affaire du compte rendu. (…) Cependant, le ministre des Affaires étrangères Dmitrij Rupel et le Premier ministre Janez Jansa doivent désormais remuer ciel et terre pour prouver que la politique extérieure slovène agit en toute indépendance et n’est pas à la solde d’un autre pouvoir.” (30.01.2008) » article intégral (lien externe, slovène) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Slovénie, » USA Tous les textes disponibles de » Antisa Korljan
Grèce – to ethnos La difficile succession de Mgr Christodoulos en Grèce Les funérailles du chef de l’Eglise orthodoxe grecque, Mgr Christodoulos, auront lieu le 31 janvier. Giorgios Delastic rappelle qu’en Grèce, l’Eglise, qui n’est pas séparée de l’Etat, a une forte influence sur la politique étrangère. “Mgr Christodoulos était un réformateur nationaliste. Mais il a vite compris le jeu de la diplomatie. La Grèce étant membre de l’UE, Christodoulos a dû renforcer les liens avec le Vatican. (…) Quand il se mettait en colère sur le dossier turc, il se rapprochait de la très puissante Eglise orthodoxe russe, pour ménager les tensions. Plus qu’un archevêque, c’était un homme politique. Un tel charisme ne se retrouve pas parmi les candidats au poste d’archevêque d’Athènes. C’est pour cela que l’élection de son successeur monopolise les médias. Entre les dossiers chypriote, de la FYROM et de la Turquie, une prise de position maladroite aurait des conséquences fâcheuses.” (31.01.2008) » informations complémentaires (lien externe, grec) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Religion, » Grèce Tous les textes disponibles de » Giorgios Delastic
MÉDIAS
Espagne – La Vanguardia Pas de démocratie sans pluralisme médiatique Alors que se déroule en Espagne un débat sur le rôle de l’Etat dans les moyens de communication, le professeur de droit Francesc de Carreras insiste sur le besoin de garantir l’indépendance des médias. “La démocratie ne se résume pas à des élections. C’est aussi un débat libre, pluraliste et censé afin que les citoyens puissent former leurs propres critères et voter en fonction de leurs idées ou de leurs intérêts. Il n’y a pas d’institutions politiques démocratiques sans opinion publique libre. Mais le libre jeu entre entreprises de communication privées ne garantit pas non plus une opinion publique libre. En raison de leur rôle démocratique décisif, elles devraient aussi être soumises à des règles.” (31.01.2008) » page d’accueil (La Vanguardia) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Audiovisuel, » Presse Écrite, » Multimédia, » Espagne, » Europe Tous les textes disponibles de » Francesc de Carreras
CULTURE
Espagne – El País La guerre d’Espagne sous l’objectif de Capa Plusieurs milliers de négatifs de photographies de la guerre civile espagnole, prises pour certaines par le photographe Robert Capa, viennent d’être retrouvés au Mexique. “Plusieurs générations d’Espagnols ont pu imaginer la brutalité de ce conflit civil grâce au travail de Capa (…)”, explique le quotidien. Il se demande si le négatif de l’un plus célèbres clichés de cette époque, ‘Mort d’un milicien‘, se trouve également dans cette valise. “De fins experts se sont employés à analyser le fond de l’image et à calculer l’inclinaison de l’ombre par rapport au soleil pour entretenir la rumeur selon laquelle cette photo serait un montage. On ne pourra peut-être pas en savoir plus cette fois, et on ne connaîtra même peut-être jamais la vérité. Mais s’il s’agit d’un montage, cette falsification aura, paradoxalement, servi à nous informer avec la plus grande des précisions sur l’horreur de ces années sanglantes.” (30.01.2008) » article intégral (lien externe, espagnol) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Photographie, » Histoire, » Espagne
COULEURS LOCALES
Roumanie – Evenimentul Zilei Les Ceausescu reposent-il vraiment dans leurs tombes ? L’exhumation des époux Ceausescu fait débat depuis de nombreuses années en Roumanie. Grigore Cartianu soutient cette mesure. “Depuis 18 ans, les Roumains vivent avec la malédiction d’avoir fait exécuter leurs dirigeants le jour de Noël, même s’ils étaient des dictateurs. Mais la Roumanie se pose également une question essentielle : où se trouvent les ossements du couple Ceausescu ? Depuis 18 ans, la réponse de l’Etat est la même : au cimetière bucarestois de Ghencea. Pourtant, l’Etat ne s’appuie pas sur des documents fiables, mais sur le témoignage de Gelu Voican Voiculescu, [l'organisateur de l'exécution et de l'enterrement]. (…) Tout a été filmé mais il n’y a aucun témoin oculaire. Le cimetière peut être n’importe quel cimetière. (…) L’exhumation est non seulement importante pour la famille Ceausescu, mais également pour l’histoire du pays. Nous ne pouvons pas laisser des points d’interrogation dans nos livres d’histoire au motif que le tribunal de Bucarest n’approuve pas l’exhumation. Que se passerait-il si les tombes étaient vides ?” (31.01.2008) » article intégral (lien externe, roumain) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Histoire, » Roumanie Tous les textes disponibles de » Grigore Cartianu
Irlande – The Irish Independent Le tigre celtique va-t-il perdre les travailleurs d’Europe de l’Est ? Au moment où l’économie irlandaise ralentit, l’Europe de l’Est se développe rapidement. Le quotidien commente ces phénomènes simultanés. “Tandis que le tigre celtique fait une sieste, l’Estonie s’active et croît rapidement. Idem pour la République tchèque et la Hongrie. Ces pays dépêchent des envoyés chez nous pour attirer ces immigrants qui ont participé à favoriser la croissance économique dont nous avons profité pendant plusieurs années. (…) En Pologne, par exemple, les BTP sont en plein boom. (…) Notre réussite économique dépendait de l’arrivée massive de travailleurs immigrants (…) mais une croissance ralentie ne pourra supporter un tel afflux. De meilleures perspectives d’emploi dans certains des économies émergeantes à l’Est sont une bonne nouvelle pour la jeune main-d’oeuvre européenne, souple et mobile.” (01.02.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue d
Danemark – Politiken La CIA aurait utilisé un aéroport du Groenland Selon une enquête de la télévision danoise, la CIA a régulièrement utilisé un aéroport groenlandais comme escale pour effectuer des transfèrements illégaux de détenus. Le gouvernement danois va diligenter une enquête. Le journal fait référence à la guerre froide, pendant laquelle le Danemark avait secrètement autorisé les Etats-Unis à entreposer des armes nucléaires au Groenland. “Ce n’est pas la première fois que le Groenland est trompé au nom d’une politique de sécurité, qui ne bénéficie d’aucune reconnaissance officielle. Autrefois, si les mensonges danois au sujet de l’arme nucléaire étaient l’expression d’une certaine paresse politique, il s’agit aujourd’hui d’une politique américaine qui, en substance, est immorale et préjudiciable à la lutte sur le long terme contre le terrorisme.” (01.02.2008) » article intégral (lien externe, danois) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Danemark, » USA
CULTURE
Italie – La Repubblica Un manifeste en faveur de diversité linguistique de l’UE Chargé par la Commission européenne de réfléchir au concept de multilinguisme, un groupe d’intellectuels a remis son rapport le 31 janvier. L’écrivain franco-libanais Amin Maalouf, président de ce groupe, insiste sur l’importance pour l’UE de préserver son patrimoine linguistique. “La diversité linguistique constitue pour l’Europe un défi salutaire. Pour gérer cette diversité, l’UE doit affronter des questions qui ne peuvent plus être éludées sans compromettre l’avenir. Comment faire vivre ensemble et harmonieusement tant de populations différentes ? Comment leur donner un sens et un destin commun ? (…) Le respect de notre diversité linguistique, c’est le fondement même de l’idée européenne qui a émergé des décombres des conflits qui ont marqué le XIXe siècle et la première partie du XXe siècle. L’idée européenne repose sur l’universalité des valeurs morales communes et sur la diversité des expressions culturelles parmi lesquelles la diversité linguistique représente un magnifique instrument d’intégration et d’harmonisation.” (31.01.2008) » page d’accueil (La Repubblica) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Culture Populaire, » Europe Tous les textes disponibles de » Amin Maalouf
France – Le Monde La naissance de l’Europe dans les décombres de Rome Emmanuel de Roux a visité l’exposition au Palazzo Grassi de Venise baptisée ‘Rome et les barbares’. Elle revient sur la période, généralement présentée comme celle du déclin de l’empire romain, qui s’étend “du principat de l’empereur Marc Aurèle (160-180) jusqu’au couronnement d’Etienne Ier, premier roi chrétien de Hongrie en l’an mil (…). Les entrelacs celtiques légués par l’Irlande voisinent avec les mosaïques vandales venues de Tunisie. Les bijoux incisés des Avars ou l’orfèvrerie ‘cloisonnée’ germaniques rivalisent avec les ivoires byzantins. La pièce la plus émouvante est peut-être ce ‘glossaire d’Epinal’ (VIIe siècle), premier dictionnaire latin-anglais (dans sa forme la plus ancienne) que l’histoire nous ait légué. L’Eglise, qui constitue l’armature administrative des nouveaux royaumes, unifie lentement le continent. (…) C’est à travers cet intense et lent métissage que va naître la civilisation européenne.” (01.02.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Expositions / Musées, » Histoire, » Italie, » Europe Tous les textes disponibles de » Emmanuel de Roux
Royaume-Uni – The Guardian Le cinéma gagne en intelligence Mark Lawson estime que nous sommes entrés dans un “nouvel âge d’or du cinéma”. “La principale raison pour cette renaissance est que tous les niveaux de l’industrie – des gens qui gèrent les budgets à ceux qui achètent un billet – sont devenus moins craintifs face à l’intelligence et la complexité. Dans les premières décennies d’existence [du cinéma], les gens qui réalisaient les films avaient tendance à venir – mis à part certains intellectuels européens chassés par Hitler – de formes d’art plus populaires comme le vaudeville ou Broadway. Aujourd’hui, nombres de producteurs, de réalisateurs et d’acteurs sont allés à l’école, notamment dans les écoles de cinéma. Ils ont atteint des niveaux d’étude supérieurs et peuvent compter sur un public aussi sophistiqué. (…) De l’aveu général, cette révolution de l’intelligence ne touche pas tout le monde. Des films stupides sortent en salle comme toujours. Tout comme la richesse, l’éducation et l’accès à des soins de santé, l’écart se creuse entre le haut et le bas. Mais heureusement pour nous, pour ce qui est des films, le bon et le mauvais est au même prix.” (01.02.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Cinéma, » Mondial Tous les textes disponibles de » Mark Lawson
COULEURS LOCALES
Allemagne – Berliner Zeitung Les Berlinois se mobilisent pour leur aéroport Une pétition a réuni suffisamment de signatures pour obtenir un référendum sur le projet de fermeture de l’aéroport de Tempelhof à Berlin. Selon Jutta Kramm, “un tel vote serait impossible dans d’autres capitales européennes. Si l’on interrogeait les habitants de Paris, de Londres et de Rome sur la présence d’un aéroport au coeur même de leur ville, ils refuseraient poliment. Mais les Berlinois sont différents. Ils appuient une initiative populaire pour, en quelque sorte, soutenir le bruit, la saleté et un énorme gaspillage d’argent. Car la poursuite de l’exploitation de l’aéroport de Tempelhof ne signifierait rien d’autre. (…) Mais Berlin n’est pas une capitale comme les autres. Berlin a été la capitale de la guerre froide. Cette île s’est trouvée en première ligne. Ce n’est pas la ville de l’indifférence. Il faut alors prendre parti : pour ou contre l’Amérique et son mode de vie, pour ou contre le socialisme et le parti. Cela explique l’agacement des habitants de Berlin-Est contre la destruction du Palais de la République. Il faut désormais comprendre pourquoi les habitants de Berlin-Ouest sont si nombreux à être attachés à cet aéroport, qui a montré toute son utilité à l’époque du pont aérien.” (01.02.2008) » article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Infrastructures / Transports, » Histoire, » Allemagne Tous les textes disponibles de » Jutta Kramm
Finlande – Helsingin sanomat Helsinki réfléchit à un péage urbain Helsinki, capitale de la Finlande, réfléchit à la mise en place d’un péage urbain inspiré du modèle de Stockholm. Le journal finlandais met en avant des problèmes pratiques. “Pourquoi ne pas appliquer rapidement à Helsinki ce qui est déjà une réalité à Stockholm et à Londres ? D’aucuns soulignent que l’organisation des voies d’accès de ces villes n’est pas la même qu’en Finlande. Aux carrefours, des caméras enregistrent le passage des voitures. La mise en place d’un tel dispositif est impossible dans notre capitale qui ressemble à un vrai labyrinthe. Les petites rues sont trop nombreuses. Certes, la surveillance par satellite permettrait d’effectuer un contrôle complet, mais cette technologie ne sera pas arrivée à maturité avant quelques années.” (01.02.2008) » article intégral (lien externe, finlandais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Environnement, » Infrastructures / Transports, » Finlande
RÉFLEXIONS
France – Télérama Pour Zygmunt Bauman, les intellectuels peuvent aider à lutter contre la peur Dans un entretien mené par Catherine Portevin, le philosophe et sociologue polonais Zygmunt Bauman estime que le rôle des intellectuels moderne est d’aider les hommes à lutter contre le sentiment d’insécurité. “Aujourd’hui, les peurs sont diffuses, éparses, mal définies, il est difficile de les pointer du doigt, de remonter à leur source… Voilà ce qui rend les peurs contemporaines si difficiles à tempérer, encore plus à juguler. (…) Ces incertitudes se nourrissent les unes les autres et se renforcent, pour former un état d’esprit et de sentiments que seuls les termes ‘insécurité diffuse’ sont aptes à décrire. Nous nous sentons peu sûrs de nous car nous ne savons pas de quoi découle notre angoisse, et ignorons comment réagir… Nous avons donc besoin d’intellectuels pour nous faire prendre conscience de la réalité de certains dangers invisibles à l’oeil nu, mais aussi pour nous mettre en garde contre les menaces imaginaires inventées à des fins politiques ou commerciales.” (30.01.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Philosophie, » Europe Tous les textes disponibles de » Zygmunt Bauman, » Catherine Portevin
Royaume-Uni – Open Democracy Pour Neal Ascherson, l’agitation de 1968 a commencé en Pologne Le journaliste et écrivain britannique Neal Ascherson note que “la première révolte étudiante en 1968, année de milliers d’espoirs et des insurrections étudiantes, s’est déroulée à Varsovie. Mais la commémoration de 1968 par les médias occidentaux – sélective, fière d’un tel idéalisme, et pourtant légèrement nerveuse à l’idée que la nouvelle génération puisse imiter ce mouvement – néglige complètement la Pologne. (…) A première vue, la cause des événements de mars en Pologne semble assez différente des racines du mouvement parisien de mai, des mouvements anti-guerre aux Etats-Unis, des occupations de campus en Allemagne de l’Ouest, au Royaume-Uni et en Italie. Le même doute pèse sur le ‘Printemps de Prague’ la même année, dont l’énergie est venue largement de mouvements étudiants (…). Y avait-il un lien, ou y avait-il seulement ‘quelque chose dans l’air’ ? (…) Il y avait des convergences entre l’Est et l’Ouest. (…) L’utopie de tous leurs avenirs était une révolution où l’autorité était démolie et où le peuple prenait le contrôle direct de sa propre vie.” (01.02.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Histoire, » Pologne, » Europe, » Mondial Tous les textes disponibles de » Neil Ascherson
Suisse – Neue Zürcher Zeitung Romedi Arquint et la protection des minorités nationales A l’occasion du dixième anniversaire de l’adoption de la Convention-cadre européenne pour la protection des minorités nationales, Romedi Arquint, ancien président de l’Union fédéraliste des communautés ethniques européennes (FUEN), plaide en faveur d’une véritable défense des droits des minorités. “Le problème de la Convention est le suivant : elle se fonde sur le concept de l’Etat nation des pays de l’Europe de l’Ouest. Pendant la seconde moitié du XXe siècle, l’Occident n’a pas réussi à remettre ce concept en question et, sur le plan ethnique, à façonner l’Etat moderne pour appliquer une politique basée sur la différence. Cela transparaît déjà au niveau conceptuel : alors qu’en Suisse, l’un des rares Etats européens comprenant plusieurs nations, inclut dans sa législation le concept de communautés linguistiques et culturelles, l’idée même de minorité nationale est ailleurs un sous-produit du concept de l’Etat-nation. En outre, elle concerne uniquement les communautés séparées de la sphère culturelle de leur pays d’accueil par des frontières artificielles et non les communautés autochtones, comme les Rhétiens ou les Catalans, qui ne possèdent pas leur propre Etat.” (04.02.2008) » page d’accueil (Neue Zürcher Zeitung) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Minorités, » Europe, » Mondial Tous les textes disponibles de » Romedi Arquint
COULEURS LOCALES
Danemark – Dagbladet Information Les caractères spéciaux danois condamnés à disparaître ? Pour faciliter la navigation des Danois sur Internet, Sabine Kirchmeier-Andersen, directrice de la commission de la langue danoise, a proposé de retirer les trois caractères ‘æ, å et ø’ de l’alphabet danois. Le journal commente cette proposition. “Du social-démocrate Mogens Jensen à Soren Krarup du Parti du peuple danois, (…) tout le monde est unanime : ce n’est pas parce que l’anglais est la langue d’Internet qu’il faut s’en prendre à la langue danoise ! Bientôt, les parents pourraient bien ne plus donner à leurs enfants un prénom contenant l’un de ces caractères afin que, une fois adultes, ils puissent travailler dans une multinationale ! (…) En outre, la dernière lettre de l’alphabet danois [å], empruntée au suédois, n’a été introduite qu’en 1948 à la suite d’une réforme linguistique. Jusqu’à cette date, nous n’en avions pas eu besoin. Nous pourrons donc nous en passer.” (04.02.2008) » page d’accueil (Dagbladet Information)
CHOUX DE BRUXELLES
Royaume-Uni – The Economist Les jouets européens symboles de l’identité européenne L’hebdomadaire estime qu’une ‘identité européenne spécifique’ peut être identifiée dans les jouets comme les Lego danois ou les Playmobil allemands. “En Europe, ils sont des monuments de la culture, rivalisant en tête des ventes sur les marchés français ou allemands. Dans leur forme, leur modèle économique et dans leur philosophie, ils offrent un instantané saisissant des aspirations, inquiétudes et moeurs européennes. (…) Playmobil et Lego ont évité d’implanter leurs usines en Chine. Cela les a aidés à Noël, la presse américaine conseillant aux parents affolés par les normes de sécurité chinoises d’acheter des Playmobil et des Lego, parce qu’ils sont fabriqués en Europe. (…) L’examen des figurines Playmobil révèle des faits intéressants. Des tanks et les avions de chasses Playmobil ‘pourraient sans doute rapporter gros’, affirme Mme Schauer [PDG de Playmobil], d’autant que les enfants sont très demandeurs. Mais Playmobil ne les construira pas. L’histoire européenne, spécialement allemande, empêche cela.” (31.01.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Culture Populaire, » Commerce, » Europe
MÉDIAS
Luxembourg – La Voix du Luxembourg La France se trompe dans sa politique audiovisuelle “Les chaînes de télévision à caractère supranational sont suffisamment rares pour qu’elles méritent de s’y intéresser de plus près, surtout lorsqu’elles sont de qualité”, explique Laurent Moyse, qui vante les mérites du canal franco-allemand Arte et de la francophone TV5 Monde. Il redoute les effets de la politique audiovisuelle de la France. “Les partenaires de Paris menacent à présent de se désengager, arguant d’un objectif franco-français qui reviendrait à fusionner à terme TV5 et France 24, cette dernière ayant été lancée en vue de concurrencer les chaînes internationales anglo-saxonnes et de donner une vision plus ‘française’ des affaires de ce monde (…). Les partenaires francophones ne sont pas dupes de cette manière de procéder. Selon l’expert des médias Dominique Wolton, la France fait une erreur : elle devrait demander aux autres partenaires d’investir plus plutôt que de faire un retour trente ans en arrière.” (05.02.2008) » page d’accueil (La Voix du Luxembourg) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Audiovisuel, » Allemagne, » France, » Europe Tous les textes disponibles de » Laurent Moyse
CULTURE
Suisse – Tribune de Genève Les Genevois doivent donner pour leur musée Pascale Zimmermann appelle les Genevois à “faire un geste symbolique qui [leur] permettrait de posséder virtuellement un éclat de verre ou de pierre du bâtiment que l’architecte Jean Nouvel se propose depuis dix ans de construire dans la cour du Musée d’art et d’histoire de Genève (MAH). L’idée est lancée, une fondation constituée pour réunir auprès de la population genevoise les 40 millions de francs [25 millions d'euros] nécessaires à la réalisation de ce projet d’envergure. (…) Par son panache, le projet offrirait au musée un lustre à l’étranger qu’il n’a plus guère. Et il lui procurerait, à l’intérieur des frontières cantonales, un appel d’air vital. Certains donateurs potentiels se découragent aujourd’hui, peu enclins à léguer une pièce de leur patrimoine à une institution dont le décor tombe en ruine. Ils retrouveraient assurément la légitime fierté de transmettre tout ou partie de leur collection à un musée qui aurait gagné en prestige.” (05.02.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Expositions / Musées, » Suisse Tous les textes disponibles de » Pascale Zimmermann
RÉFLEXIONS
Royaume-Uni – The Times Edward Lucas déplore la faiblesse des Européens face au Kremlin Edward Lucas, correspondant en Europe centrale de l’hebdomadaire britannique ‘The Economist‘, estime que “l’Occident doit maintenant tenir tête au Kremlin. (…) La Russie divise l’Occident pour mieux régner, utilisant sans scrupule nos pratiques démocratiques et nos économies ouvertes pour nous miner. (…) La Russie a intimidé et muselé l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), censée être le plus grand promoteur de la démocratie et de contrôle des élections du continent. La Russie a saboté le Conseil de l’Europe [COE], un cercle de discussion qui est supposé être le garant des droits de l’homme. (…) Lors du sommet [de l'OTAN] prévu en avril à Bucarest, les pays européens membres de cette organisation seront tous prêts à courber l’échine sous la pression du Kremlin et à tourner le dos à la demande d’adhésion de la Géorgie. L’UE ne peut même pas rassembler le courage de libéraliser son marché intérieur de l’énergie, sans parler de contrer les pratiques impitoyable du Kremlin en matière d’accords énergétiques à bas prix et de pipelines lucratifs. Notre plus grande faiblesse est l’argent.” (05.02.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Politique Intérieure, » Russie Tous les textes disponibles de » Edward Lucas
Espagne – La Vanguardia Selon Michel Wieviorka, la guerre n’obéit plus aux mêmes règles Le sociologue français Michel Wieviorka estime que la définition de la guerre donnée par le théoricien militaire prussien Carl von Clausewitz au XIXe siècle, qui la considérait comme “le prolongement de la politique par d’autres moyens”, est désormais obsolète. “Le recours à la force va désormais au delà de tout objectif politique en acquérant un but supra politique, notamment religieux. Le terrorisme a ainsi engendré des situations qui font que la guerre n’est plus un prolongement de la politique, mais un combat absolu dans lequel chaque ennemi traite l’autre comme le mal absolu. Quand un Etat utilise la force pour détruire un ennemi, le nier ou l’éliminer, il créé certes les conditions d’une violence extrême qui possède certaines analogies avec le concept pur et absolu de guerre. Mais il n’y a pas de contenu politique.” (06.02.2008) » page d’accueil (La Vanguardia) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Défense / Crises / Guerres, » Mondial Tous les textes disponibles de » Michel Wieviorka
POLITIQUE
France – Le Monde Le Traité de Lisbonne va-t-il relancer l’Europe ? Les parlementaires français ont approuvé le 4 février la révision de la Constitution, préalable nécessaire à la ratification du Traité de Lisbonne. Le quotidien explique que ce texte devrait être adopté sans difficulté cette semaine. “Voilà donc l’Europe sauvée d’une nouvelle Berezina, à condition que les vingt-sept membres de l’Union approuvent tous le Traité de Lisbonne. Elle n’est pas relancée pour autant (…). Loin de là. Non seulement ces trois années de débats et leur épilogue actuel n’ont pas rapproché l’Europe des peuples qui la composent. Mais, même si les organes élus y sont renforcés, les réformes prévues par le Traité de Lisbonne sont loin de garantir un fonctionnement plus lisible de la machinerie communautaire. Sur certains points-clés, comme la présidence de l’Union, on peut même craindre que ce soit l’inverse. Il faudra, demain, plus que des habiletés tactiques pour redonner sens et dynamique au projet européen.” (06.02.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Constitution de l´UE, » France, » Europe
Luxembourg – Le Jeudi Un sentiment croissant de désillusion politique Jean Portante estime que l’Allemagne, la France et l’Italie vivent actuellement des situations politiques similaires. “Dans les trois cas, on sent que l’exaspération fait osciller les citoyens d’un camp vers l’autre, sans que ceux qui, tour à tour, arrivent au pouvoir ne parviennent à réaliser une politique satisfaisante là ou le bât blesse (…). Les clivages sociaux décriés comme ringards par les champions du libéralisme restent, au contraire, la clé de voûte de toute politique, à un moment où la récession de l’économie globale pointe son nez et que, dans la foulée, la dégradation du niveau de vie de la majorité de la population des pays européens a de fortes chances de s’accentuer. (…) [Mais] les électeurs ne voient plus de différence entre une gestion de gauche et de droite et se jettent tantôt dans les bras des uns, tantôt dans ceux des autres, perdant à chaque mouvement de pendule un peu plus leur confiance dans la ‘classe’ politique, minant de ce fait le jeu démocratique.” (01.02.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Allemagne, » France, » Italie, » Europe Tous les textes disponibles de » Jean Portante
Allemagne – Der Tagesspiegel La Berlinale vibre au son du rock Le Festival international du film de Berlin, la Berlinale, démarre le 7 février avec la projection du film de Martin Scorcese sur les Rolling Stones, ‘Shine a Light‘. Kai Müller constate que “la musique pop n’a jamais joui d’une telle présence dans un festival international. L’étroite relation entre la pop et le cinéma repose sur un malentendu. En effet, on suppose que ces deux formes d’expression artistique profitent l’une de l’autre, notamment en période de crise économique. (…) Malgré tout, le cinéma ne peut pas ignorer la pop, devenue un langage culturel majeur. Lorsque l’univers mondialisé de la consommation tente de clarifier sa position, il se sert de genre musical comme d’un objet d’étude. Non seulement d’une perspective historique, mais en fouillant dans l’actualité de la mode, de la langue et des styles de vie, qui constituent tous ces signes dont se pare la jeunesse. Les héros de cette science, qui demeure insaisissable, sont les musiciens pop.” (06.02.2008) » article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Cinéma, » Musique, » Allemagne Tous les textes disponibles de » Kai Müller
Hongrie – Élet és Irodalom Pour Lajos Bokros, l’Europe souffre d’une crise identitaire L’économiste hongrois Lajos Bokros estime que la peur de perdre son pouvoir et son influence a plongé l’Europe dans une crise identitaire. “Cette peur trouve ses racines dans l’incapacité de l’Europe à concilier les exigences strictes de la compétitivité mondiale avec la solidarité sociale. Nous doutons donc de la véritable nature de notre identité à l’avenir. Que souhaitons-nous devenir ? Une confédération d’Etats sans réelle substance ou une fédération cohérente ? (…) Les Etats-Unis d’Europe ? Les défis actuels sont étroitement liés : si nous n’améliorons pas notre compétitivité, notre poids dans l’économie mondiale en sera affecté. Sans solidarité sociale, l’Europe perd sa force d’attraction. Nous le constatons déjà dans le cadre de l’élargissement de l’UE. Et sans élargissement, nous ne pouvons pas envisager de préserver notre influence sur le monde.” (04.02.2008) » article intégral (lien externe, hongrois) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Politique Européenne, » Europe, » Mondial Tous les textes disponibles de » Lajos Bokros
Royaume-Uni – Open Democracy Patrice de Beer s’interroge sur l’intérêt de Sarkozy pour Dieu Patrice de Beer, ancien correspondant du quotidien français ‘Le Monde‘, analyse l’attitude du président français vis-à-vis de la religion. “Nicolas Sarkozy a longtemps prêché en faveur d’une place plus importante pour les ‘forces’ religieuses dans la société et les affaires de l’Etat. Cette idée heurte toujours un nerf sensible dans une société laïque nourrie aux idées du ‘siècle des Lumières’ et des thèses de grands personnages comme Diderot et Voltaire, Victor Hugo et Jean-Paul Sartre (…). La vision de la religion de Sarkozy (…) se trouve aussi parfois aux antipodes de la vie privée d’un homme deux fois divorcé, et qui n’est pas considéré comme un fervent pratiquant, ni comme lié à la morale traditionnelle. Il n’est pas surprenant alors que le modèle imaginaire de Sarkozy d’un partenariat quasi-philosophique, presque ‘structurel’ entre Dieu et César en ait dérangé plus d’un. Il existe le soupçon que ce politicien aguerri et calculateur utilise ses écrits et ses discours dans le but (…) de détourner la religion à des fins politiques.” (06.02.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Religion, » France Tous les textes disponibles de » Patrice de Beer
France – Libération Ayaan Hirsi Ali en quête de protection en Europe “Belle, intelligente et culottée, rendue célèbre par sa critique radicale de l’islam, Ayaan Hirsi Ali, 38 ans, est de retour en Europe. Cette néerlandaise d’origine somalienne, qui vit aujourd’hui aux Etats-Unis espère y régler, au cours d’un bref séjour, son problème de sécurité. (…) Jusqu’en septembre 2007, l’Etat néerlandais a continué d’assurer sa protection, un soutien qu’il ne veut plus garantir que si elle regagne le territoire national”, explique Sabine Cessou, alors que des députés européens, des intellectuels français, le quotidien ‘Libération’ et l’hebdomadaire ‘Charlie Hebdo’ organisent un rassemblement de soutien le 10 février à Paris. “C’est [le philosophe français] Bernard Henri-Lévy qui a eu l’idée du meeting (…). L’étape suivante sera le Parlement européen, le 14 février. Plusieurs députés européens (…) vont proposer que Bruxelles paie pour la protection de la libre penseuse.” (07.02.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique, » France, » Pays-Bas, » Europe Tous les textes disponibles de » Sabine Cessou
CULTURE
Estonie – Postimees La méconnaissance occidentale de l’histoire de l’Europe de l’Est Le président estonien Toomas Hendrik Ilves a dressé la liste des personnes qui devraient recevoir un prix décerné au nom de son pays. Le journal estonien constate que cette liste comporte peu de politiciens, mais beaucoup d’historiens. “La liste montre l’engagement du président pour l’analyse et la divulgation du passé de l’Europe de l’Est. Les ouvrages d’Anne Applebaum, Norman Davies, Antony Beevor et Robert Conquest ont apporté une contribution majeure au travail de recherche sur la Seconde Guerre Mondiale. Ils ont accordé une grande place à l’Europe de l’Est et donc à l’Estonie. Le film d’Andrzej Wajda sur le massacre de Katyn a été nominé aux Oscars. Les événements de l’an passé liés à la statue du Soldat de bronze [en hommage à l'Armée rouge et retirée du centre de Tallinn] ont prouvé que l’histoire de l’Europe de l’Est est encore largement méconnue à l’Ouest.” (07.02.2008) » article intégral (lien externe, estonien) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Culturelle, » Histoire, » Estonie
Suisse – Le Courrier “L’Europe est un sujet trop sérieux pour un peuple que l’on devine irrationnel et imprévisible”, ironise l’éditorialiste Philippe Bach, qui regrette que le Traité de Lisbonne n’ait pas été soumis à un référendum. “Les citoyens avaient rejeté le traité constitutionnel [en 2005] pour toute une série de bonnes et de moins bonnes raisons. Un des principes de la démocratie, c’est d’admettre que le peuple a raison, même quand il a tort. A vouloir faire son bonheur malgré lui, on légitime la tendance d’ores et déjà forte de voir dans les institutions européennes une machine de guerre surtout au service de l’idéologie dominante. Et, la forme conditionnant le fond, ce n’est pas en prenant des raccourcis démocratiques que l’on va inventer une Europe au service du bien commun et des institutions véritablement à même d’entendre et de défendre l’intérêt de ceux qui ont le plus besoin de la protection de l’Etat. C’est-à-dire de la très grande majorité des citoyens.” (08.02.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Constitution de l´UE, » France, » Europe Tous les textes disponibles de » Philippe Bach
CULTURE
Hongrie – Magyar Hirlap La culture alternative n’a pas sa place à Budapest Le Kultiplex, un centre dédié à la culture alternative situé au centre de Budapest, devrait devenir un complexe hôtelier. En dépit du succès de cette forme de culture, le quotidien considère qu’elle fait l’objet d’un certain mépris. “Sous certains aspects, sa situation s’est aggravée depuis les années 1980. Ses centres d’exposition ont dû fermer leurs portes ou sont au plus mal. Mais le plus regrettable, c’est que ce lieu ne semble intéresser personne aujourd’hui. Même l’ancien activiste ‘underground’ Gábor Demszky, l’actuel maire de Budapest, ne semble pas s’occuper du mouvement ‘underground’. Seul ‘l’overground’, c’est-à-dire les terrains constructibles, semble trouver grâce à ses yeux. L’existence d’une culture dite ‘libre’, vierge de toute influence politique, ne soulève pas l’enthousiasme des politiciens. C’est pourquoi cette lutte contre la cupidité des élites politiques ne laisse entrevoir guère plus d’espoir que celle que nous avons menée contre le Parti [communiste]. Toutefois, rien n’est encore interdit, au moins en théorie.” (08.02.2008) » article intégral (lien externe, hongrois) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Architecture / Cités, » Politique Culturelle, » Hongrie Tous les textes disponibles de » N. N.
RÉFLEXIONS
Royaume-Uni – Open Democracy Johnny Ryan prédit une nouvelle ère du piratage sur Internet Le chercheur Johnny Ryan a forgé l’expression ‘iWar’ pour décrire les actes de piratage contre des sites Internet et prédit leur recrudescence dans un avenir proche. “L’avènement de la ‘iWar’ découle des puissantes tendances qui ont dominé la première décennie du XXIe siècle : le développement d’Internet, sa prise de contrôle par les individus, ainsi que le pouvoir déclinant de l’Etat en matière de contrôle des infrastructures de communication. (…) Les grandes nations pourraient avoir recours à l’iWar’ pour mettre sous pression des adversaires plus faibles, en appliquant ainsi une sorte de ‘politique de la canonnière’. Ou alors des acteurs indépendants de l’Etat pourraient attaquer des infrastructures d’Etats pour défendre leurs propres intérêts. Enfin, des Etats souverains pourraient utiliser des éclaireurs difficiles à repérer qui agiraient comme les corsaires autrefois. On se dirige vers une nouvelle époque d’anarchie et de piratage qui servira les intérêts des puissances et leur nuira à la fois. Il est urgent de dessiner des mesures de sécurité et un cadre légal adéquat pour faire face à cette menace.” (06.02.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Défense / Crises / Guerres, » Multimédia, » Mondial Tous les textes disponibles de » Johnny Ryan
Le Royaume-Uni débat de l’application de normes de la charia
L’archevêque de Canterbury, Rowan Williams, a déclaré le 7 février que l’adoption de certaines dispositions contenues dans la charia, la loi islamique, était “inévitable” au Royaume-Uni. Il a ainsi provoqué une très vive polémique abondamment commentée par la presse européenne.
ÉCONOMIE
Espagne – Público La tendance protectionniste des Etats européens La journaliste Amparo Estrada regrette l’attitude protectionniste, voire chauviniste, de certains pays européens lorsqu’une entreprise nationale est menacée d’être achetée par un investisseur étranger. “On en vient à se demander si les étrangers ne sont pas des ennemis. (…) Seule la Commission européenne se montre cohérente en refusant toute entrave à la libre circulation ou à la libre concurrence (et il convient de souligner le travail effectué ces derniers mois par la commissaire Neelie Kroes, chargée de la concurrence). (…) Ce qui est inquiétant avec toutes ces batailles entre entreprises, c’est que la nationalité de chaque acteur finit par revêtir de l’importance, et ce même s’ils s’agit d’Européens. (…) Avons-nous oublié le projet de l’Union européenne qui consacre la liberté de circulation des capitaux et des personnes ?” (11.02.2008) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Politique Economique, » Europe Tous les textes disponibles de » Amparo Estrada
CULTURE
Belgique – Le Soir Qui doit gérer les musées en Belgique ? Le gouvernement régional flamand vient de réitérer son souhait de régionaliser la politique scientifique et culturelle, actuellement gérée au niveau fédéral belge. Jean-Claude Vantroyen estime que “les grandes institutions culturelles fédérales du pays fonctionnent bien. (…) Les Flamands veulent transférer [la gestion] de ces institutions aux Communautés [flamande, française et germanophone]. En cogestion. Ils disent que ça fonctionnera mieux de cette façon. (…) Pour gérer ensemble, il faut pouvoir s’entendre, et établir un cadre commun, qu’on appelle contrat de coopération. Mais voilà, depuis que les Communautés existent en tant que telles, depuis 1980, elles n’ont jamais réussi à conclure un tel accord global. (…) Admettons même qu’un miracle nous produise un cadre de coopération, qui est propriétaire des bâtiments, des collections, du patrimoine ? On imagine aisément les frictions, incessantes, à la mesure des enjeux, colossaux. Et puis il y a la tentation flamande du ‘qui paie décide’.” (12.02.2008) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Expositions / Musées, » Politique Culturelle, » Belgique Tous les textes disponibles de » Jean-Claude Vantroyen
Royaume-Uni – The Guardian Simon Jenkins dénonce le nouvel interventionnisme britannique Simon Jenkins critique les guerres menées par le Royaume-Uni et les Etats-Unis au nom de l’humanitarisme. “Le gouvernement britannique ne comprend toujours pas la différence entre soutenir des impératifs moraux et les appliquer. (…) Cette génération d’hommes politiques occidentaux n’a pas d’expérience de la guerre et aucun sens de l’Histoire. Le nouvel interventionnisme peut différer de l’ancien impérialisme, car il ne cherche pas à coloniser ou diriger des pays. Mais il n’a pas changé dans sa conviction que les valeurs occidentales peuvent (et doivent) être imposées à des Etats parfois réticents par le biais de l’occupation militaire. (…) Il n’y a pas de texte dans la loi internationale qui justifie de préférer un système de gouvernement à un autre. L’auto-détermination, malgré tous ses défauts, a été l’essence même des Etats-nations à travers l’Histoire. (…) Le Royaume-Uni peut faire briller son phare, mais elle ne peut pas imposer ses valeurs sur le monde. Il a essayé trop de fois, et a échoué.” (13.02.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Royaume-Uni, » USA Tous les textes disponibles de » Simon Jenkins
Espagne – El Mundo Javier Redondo décrypte la politique spectacle Javier Redondo, professeur espagnol de sciences politiques, analyse un nouveau rouage de la démocratie médiatique. “La vidéopolitique, à savoir la diffusion de vidéos à faible contenu informatif mais très fort sur le plan émotionnel, élimine à la base tout débat argumentaire. Non pas parce qu’elle ressuscite la propagande ou augmente la démagogie, (…) mais parce qu’elle possède le stimulant dévastateur de l’image dans une société qui vit à toute vitesse et dont les citoyens ne perdent pas leur temps à s’occuper des problèmes de la ‘polis’. (…) De plus, elle colle parfaitement au moyen de diffusion, Internet, où l’individu pressé cherche sa propre injection de pseudo-information. La vidéopolitique n’est qu’une forme avancée de propagande incrustée dans une nouvelle conception de la politique : la démocratie médiatique (…). Les dons en communication et la télégénie y prennent le dessus sur les qualités traditionnelles d’un dirigeant (…).” (13.02.2008) » informations complémentaires (lien externe, espagnol) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Espagne, » Mondial Tous les textes disponibles de » Javier Redondo
ÉCONOMIE
Estonie – Postimees Fin du conflit sur le gaz entre l’Ukraine et la Russie Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko est parvenu le 12 février à un accord avec la société Gazprom, empêchant ainsi le blocage de l’approvisionnement. Toutefois, le journal estonien n’y voit pas une solution aux problèmes. “Le gaz est toujours une menace pour l’Ukraine et la Russie peut s’en servir quand bon lui semblera. Les modalités de paiement des factures de gaz est un thème récurrent de la politique interne. La question consiste à savoir comment ce débat va profiter aux personnes qui doivent rester dans le froid, en proie aux doutes. Moscou le sait et n’a aucune difficulté à déstabiliser l’Ukraine. (…) L’accord conclu le 12 février n’est rien d’autre que du chantage politique. Vladimir Poutine a mis en garde l’Ukraine contre la construction d’infrastructures de l’OTAN sur son territoire et a menacé de pointer ses missiles. Maintenant, que peut faire Viktor Iouchtchenko, si ce n’est promettre de consulter Moscou sur la question de l’OTAN ?” (13.02.2008) » article intégral (lien externe, estonien) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Énergie, » Ukraine, » Russie
Luxembourg – La Voix du Luxembourg “La plupart des chancelleries observent avec un mélange d’espoir et d’inquiétude le Kosovo qui s’apprête à déclarer son indépendance”, écrit Laurent Moyse. “Une fois de plus, l’UE joue avec le feu dans son arrière-cour. S’il paraît évident que la cohabitation entre Serbes et Albanais au sein d’un même Etat se résume à un échec, les conditions dans lesquelles cette séparation se produit sont loin d’être idéales. (…) Ce qui frappe, c’est que les Balkans symbolisent l’incapacité de l’Europe à cimenter des sociétés pluriethniques. Après la partition de la Tchécoslovaquie et le démantèlement de la Yougoslavie titiste, les constructions nationales du vingtième siècle n’ont pas toutes résisté aux velléités d’autonomie. En négligeant de comprendre les vicissitudes de l’Histoire, l’Europe peine à trouver une réponse cohérente aux crises qui la secouent.” (13.02.2008) » page d’accueil (La Voix du Luxembourg) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Politique Européenne, » Europe, » Europe du Sud-Est, » Serbie Tous les textes disponibles de » Laurent Moyse
RÉFLEXIONS
Royaume-Uni – The Independent Adrian Hamilton trouve difficile de défendre la démocratie Le journaliste britannique Adrian Hamilton critique l’usage du mot démocratie en politique étrangère. “Les demandes de l’Occident aux gouvernements - quelles que soient leurs tendances politiques - de respecter une série de critères démocratiques en contrepartie d’aides et de soutien, se sont révélées largement contre-productives. (…) Le Royaume-Uni et les Etats-Unis se sont exposés à des critiques incessantes contre leur hypocrisie. Nous avons affirmé que les dirigeants élus devraient être soutenus, et puis, rapidement, nous avons voulu écraser les forces du Hamas élues par les Palestiniens. Nous avons encouragé la démocratie au Moyen-Orient, seulement pour nous prosterner ensuite devant l’Arabie Saoudite. (…) Nous parlons de démocratie comme d’un ensemble de valeurs ; pour la grande majorité du monde, c’est un mécanisme de pouvoir. Et lors de la dernière décennie – en Thaïlande, au Pakistan, au Kenya, en Ouzbékistan, (…) – recourir au vote n’a été qu’un moyen de maintenir au pouvoir des tribus ou des tyrans.” (14.02.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Royaume-Uni, » Mondial Tous les textes disponibles de » Adrian Hamilton
Allemagne – Berliner Zeitung L’Europe obsédée par la surveillance des frontières Le commissaire européen Franco Frattini a présenté le 13 février un projet de lutte contre l’immigration illégale. Il souhaite mettre en place un registre électronique centralisé des entrées et des sorties de voyageurs dans l’UE. Les données biométriques des visiteurs - leurs empreintes digitales, la forme et la couleur de leur iris – seront collectées. Et elles seront consultées avant l’octroi d’autorisation d’entrée dans la zone. Thorsten Knuf estime que l’autorité européenne va trop loin. “Le commissaire Frattini semble croire que la technologie permettra de contrôler les frontières. Il souhaite même utiliser des satellites, des avions sans pilote et des agents des services secrets pour dépister et arrêter les boat-people africains. Tout savoir, avec tous les moyens disponibles : telle serait sa devise. Les citoyens ont de plus en plus l’impression d’être à la merci de l’Etat. Une surveillance renforcée se traduit par une atteinte à la liberté. Voilà pourquoi les raisons de cette surveillance doivent être légitimes. Cette frénésie de collecte des informations laisse penser que l’Europe va suivre la même voie que les Etats-Unis.” (14.02.2008) » article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Criminalité / Justice, » Europe Tous les textes disponibles de » Thorsten Knuf
CULTURE
Allemagne – Frankfurter Rundschau Brockhaus se lance dans l’univers virtuel de l’édition La célèbre maison d’édition allemande Brockhaus a choisi de ne pas rééditer les 31 volumes de son encyclopédie universelle et de la remplacer, à compter du 15 avril, par une version en ligne gratuite, financée par la publicité. Manfred Schneider estime que cette décision représente un véritable “tournant”. “Lorsqu’on revient sur l’histoire de Brockhaus, les amateurs de livres ne peuvent ressentir que de la mélancolie. Il ne s’agit pas seulement d’un changement de stratégie dans l’univers de l’édition, mais de la fin d’une époque. Le livre, principale source d’éducation et de progrès politique, véritable institution du savoir, qui, avec ses volumes épais recouverts de cuir, inspire le sérieux et la résistance au temps qui passe, va passer dans l’ombre de nouvelles divinités : la rapidité, l’actualité et le multimédia. Contrairement à ce que certains veulent nous faire croire, ce n’est pas le succès des encyclopédies en ligne, telle que Wikipédia, qui a incité les éditeurs à sauter le pas. Cette évolution est une conséquence de la présence de deux forces dynamiques qui, actuellement, régissent le savoir. A lui seul, Internet est capable d’imprimer un rythme et de façonner le développement permanent, la transformation et, surtout, l’obsolescence continuelle des connaissances.” (14.02.2008) » article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Édition, » Presse Écrite, » Multimédia, » Allemagne Tous les textes disponibles de » Manfred Schneider
France – Le Monde Le quotidien voit dans les attaques du Kremlin contre les Occidentaux “une tactique visant à accumuler les atouts afin que la Russie aborde la prochaine phase en position de force. En usant de l’arme énergétique et en remettant en cause la plupart des accords passés par Moscou avec l’Occident, au lendemain de la disparition de l’URSS, M. Poutine a tenté de redonner à la Russie son statut de puissance avec laquelle il faut compter. Il veut tout faire pour arrêter la progression vers ses frontières du monde atlantique, ou ce qu’il considère comme tel, voire pour regagner une partie du terrain perdu. Dans une vision de la diplomatie qui remonte au Congrès de Vienne de 1815, la Russie poutinienne s’arme en vue d’un nouveau partage des sphères d’influence. Les Européens doivent le savoir.” (15.02.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Russie, » Europe
RÉFLEXIONS
Royaume-Uni – New Statesman Richard Reeves et la régulation des comportements par l’Etat “L’Etat doit-il forcer les gens à bien manger, à boire avec modération et à se comporter poliment dans les transports publics, ou alors doit-il les laisser tranquilles tant qu’ils ne constituent pas directement une menace pour les autres ?” se demande le chroniqueur Richard Reeves. “Les hommes politiques ont traditionnellement été soucieux de ne pas donner l’impression de juger les comportements, mais ils s’expriment de plus en plus, alors que l’impact des mauvaises habitudes des Britanniques se fait davantage sentir. (…) Les positions du gouvernement et de l’opposition sont pleines de contradictions. Les deux sont coincés entre le marteau du paternalisme et l’enclume du libéralisme. (…) La propension humaine à l’imitation est forte ; elle normalise et pérennise les comportements, bons ou mauvais. (…) La droite a raison de dire que l’auto-régulation, ou la bonne conduite, sont vitales. Une bonne société ne peut pas être construite sans de bonnes personnes. Mais la gauche identifie avec justesse le rôle de la vie collective et des institutions, dans la définition du comportement.” (14.02.2008) » article intégral (lien externe, anglais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Royaume-Uni Tous les textes disponibles de » Richard Reeves
France – Libération Henry Rousso déplore ‘l’usage utilitaire’ de l’Histoire Le 13 février, le président français Nicolas Sarkozy a proposé de confier à chaque enfant scolarisé en dernière année d’école primaire honore la mémoire d’un des 11 000 écoliers juifs déportés pendant la Deuxième Guerre mondiale. “La nouvelle initiative apparaît incongrue, jetée soudain dans l’espace public comme d’autres annonces présidentielles. Le bruit médiatique vient, une fois de plus, troubler le respect et le silence des morts de l’Histoire”, dénonce l’historien français Henry Rousso. “Une fois encore, seule émerge du passé une mémoire mortifère, seule est digne d’être remémorée avec éclat une histoire criminelle. De l’Histoire, de sa profondeur, de sa complexité, on ne nous montre plus aujourd’hui qu’un usage utilitaire. Le passé est devenu un entrepôt de ressources politiques ou identitaires, où chacun puise à son gré ce qui peut servir ses intérêts immédiats. Il est inquiétant de voir qu’une fois de plus, le – mauvais – exemple est donné au plus haut niveau (…).” (15.02.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Éducation / Formation, » Histoire, » France Tous les textes disponibles de » Henry Rousso
France – Libération Pour l’éditorialiste François Sergent, la proclamation de l’indépendance du Kosovo “n’est pas sans risque. Pour la région tout d’abord, où la création de ce micro-Etat grand comme deux départements français, sans la moindre viabilité économique et extrêmement corrompu, porte un danger de déstabilisation. L’Europe se porte garante du sort réservé aux minorités serbes de la province, mais aussi ‘égyptienne’ ou rom que les Albanais pourchassent et humilient. Quelle solution pérenne l’Union européenne peut-elle leur assurer ? L’Europe crée aussi un précédent qui risque de hanter longtemps cette Union qui entendait dépasser les nationalismes. Flamands, Catalans, Basques, Corses auront beau jeu de dénoncer le deux poids deux mesures pratiqué par une Union européenne qui, depuis le début de l’éclatement de la Yougoslavie, n’a montré ni vigilance, ni unité ni consistance.” (18.02.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Élargissement UE / Politique de voisinage de l´UE, » Défense / Crises / Guerres, » Europe, » Serbie Tous les textes disponibles de » François Sergent
Espagne – ABC Andrés Ortega est inquiet pour l’avenir de ce nouvel Etat. “Au-delà de la déclaration d’indépendance, il faut constater que le Kosovo se trouve dans un état de dépendance. Le pays n’est ni prêt ni viable. Le Kosovo a besoin de l’aide internationale à tous les niveaux – économique, militaire, policier et administratif – pour subsister et se transformer en un Etat digne de ce nom. (…) Cette indépendance est un échec européen ; ce ne sera sans doute pas le dernier, car il reste encore beaucoup de questions à résoudre dans ce long et sanglant démembrement de la Yougoslavie, dont les morceaux, paradoxalement, veulent, dans un avenir d’interdépendance, se réunir dans une Union européenne qui se remplit peu à peu de petits Etats ethniquement homogènes. (…) Ainsi est né en Europe un nouvel Etat dépendant. Il n’y a pas de quoi s’en féliciter.” (18.02.2008) » article intégral (lien externe, espagnol) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Europe, » Serbie Tous les textes disponibles de » Andrés Ortega
Pologne – Gazeta Wyborcza Marc Nouschi réfute l’idée d’un livre d’histoire européen L’historien français Marc Nouschi se demande si lancer un livre d’histoire européen est une idée réaliste pour l’enseignement scolaire. Le journal publie la contribution de l’historien à une manifestation qui s’est tenue à Varsovie et a également vu l’intervention d’Adam Michnik et de Gesine Schwan. “Est-il concevable de proposer aux élèves de toute l’Europe un livre d’histoire sur leur histoire commune ? J’en doute. Nous avons commencé avec un livre d’histoire franco-allemand. Un autre, qui concerne l’Allemagne et la Pologne, suivra peut-être. Ensuite, il en faudra d’autres pour Malte et Chypre, l’Espagne et la France, l’Italie et la Croatie. Nous nous enfonçons dans un labyrinthe au fond duquel Vladimir Poutine nous attend, tel un minotaure.” (16.02.2008) » article intégral (lien externe, polonais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Éducation / Formation, » Histoire, » Europe Tous les textes disponibles de » Marc Nouschi
Expresso – Portugal Des chefs de gouvernement désemparés Le monde est dans un état pitoyable et les chefs d’Etat et de gouvernement européens restent perplexes face aux problèmes mondiaux écrit l’écrivain Miguel Sousa Tavares dans l’hebdomadaire Expresso : “Le prix du pétrole brut est deux fois plus élevé qu’il y a un an ; les prix des aliments … ont augmenté de 30 pour cent ; les taux d’intérêts n’ont jamais été aussi élevés ; le chômage augmente et des immigrants venant d’d'Afrique tentent quand même leur chance en Europe et poussent Bruxelles à établir des directives inhumaines. L’Iran teste des missiles, … l’OTAN s’enlise dans une guerre sans fin en Afghanistan. … Les géants d’Orient (l’Inde et la Chine) se développent rapidement et les ressources mondiales ne suivent pas. … Des milliers d’hectares de la forêt amazonienne sont transformés en champs de soja et des terres fertiles en Afrique sont utilisées pour des monocultures qui servent à produire des biocarburants. L’UE ne sait pas ce qu’elle doit faire de la Turquie, des immigrants, du traité de réforme de l’UE, de l’Irlande et de la Pologne ou d’un continent africain où un criminel tel que Robert Mugabe (président du Zimbabwe) continue d’être traité comme un chef d’Etat. … La seule décision que la Commission européenne ait prise en matière de politique étrangère a été de reconnaître l’indépendance du Kosovo, décision qu’elle va d’ailleurs regretter. Voilà dans quel état se trouve le monde. … Il n’a fallu que quelques photos du sommet du G8 pour se rendre compte que jamais un groupe aussi incompétent de chefs d’Etat n’a eu à trouver des solutions à des problèmes aussi nombreux et d’une telle gravité.” (14.07.2008) » article intégral (lien externe, portugais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Politique Européenne, » Constitution de l´UE, » Europe, » Mondial Tous les textes disponibles de » Miguel Sousa Tavares
CULTURE
Gazeta Wyborcza – Pologne La France invite la culture de l’Europe Le quotidien Gazeta Wyborcza parle de la “Saison culturelle européenne” qui se déroule en France et à laquelle sont invités des artistes des 26 autres Etats membres de l’Union européenne. “Le semestre de la présidence française de l’UE pourrait apporter un changement profond à la culture. Un pays qui, durant des années, a fait partie des centres culturels les plus influents, qui a lancé des tendances, qui, depuis André Malraux, a toujours eu des ministres de la Culture exceptionnels, veut reprendre son rôle de mécène et de dirigeant des autres Etats membres. Avec la ‘Saison culturelle européenne’, … la France entend prouver qu’elle a toujours des chances d’être effectivement un dirigeant de l’UE et pas seulement d’en porter le titre. … Reste la question de savoir si ces projets et ces expositions rapprocheront vraiment les artistes européens les uns des autres, si ces manifestations aideront à comprendre la spécificité et les besoins de l’art européen. … La France devra peut-être reconnaître pour la première fois qu’elle devrait parler, juger et conseiller moins souvent mais plutôt davantage écouter ?” (16.07.2008)
De Volkskrant – Pays-Bas Selon le quotidien De Volkskrant, le candidat à la Maison Blanche Barack Obama profite de l’influence internationale accrue de l’Europe : “Si Obama se pare désormais des atours de cette région du monde, cela est dû à l’évolution de l’image de l’Europe aux Etats-Unis. Au cours des dernières années, l’Amérique a atteint ses limites en Afghanistan et en Irak mais aussi sur d’autres questions internationales comme le problème israélo-palestinien et la confrontation avec l’Iran au sujet de l’enrichissement d’uranium. Aujourd’hui, en matière de diplomatie internationale, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy jouent un rôle toujours plus dominant. En fait, après le 11 septembre, il est devenu clair et il devient aujourd’hui encore plus évident que notre monde post guerre froide ne possède pas de valeurs universelles dont les Etats-Unis sont les seuls grands représentants. … L’Amérique a de nouveau besoin de ses vieux alliés de l’OTAN avec lesquels elle peut s’unir sur des intérêts communs et une société de valeurs. … Obama peut profiter de cette métamorphose pour s’affirmer vraiment.” (25.07.2008) » article intégral (lien externe, néerlandais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Europe, » USA Tous les textes disponibles de » Willem Post
POLITIQUE
Dagens Nyheter – Suède L’UE a besoin d’une stratégie commune pour le droit d’asile Les ministres de l’Intérieur européens réunis hier à Bruxelles ont reporté à septembre la décision sur l’accueil de réfugiés irakiens. Le ministre suédois chargé de l’immigration, Tobias Billström, avait demandé la mise en place d’une stratégie européenne commune pour les demandes d’asile de réfugiés irakiens, car la Suède accueille la majeure partie de ceux-ci. Pour le quotidien Dagens Nyheter, toute la politique européenne en matière d’immigration va se jouer avec cette question : “Comme l’a souligné le commissaire européen aux réfugiés, António Guterres, lors d’un discours à Londres le mois dernier, le développement d’un système de droit d’asile commun est absolument déterminant pour que l’UE puisse offrir un refuge aux personnes qui en ont le besoin le plus urgent. Tout dépend de la façon avec laquelle les pays souhaitent s’entendre sur un accord qui reconnaisse la nécessité d’une telle protection. Ce point capital touche à une autre question fatale de l’UE : la prise en considération des réfugiés eux-mêmes. Les questions liées aux réfugiés et aux immigrants ne sont pas simples, mais il est clair que la tendance est plutôt à la xénophobie qu’à l’humanisme. L’Italie de Berlusconi en est un exemple affligeant. Grâce à une démarche active … pour une stratégie commune – alors qu’elle était [jusque-là] contrainte de personnifier à elle seule la position humaniste – la Suède a une chance de mettre l’Europe sur la bonne voie.” (25.07.2008) » article intégral (lien externe, suédois) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Immigration, » Intégration, » Suède, » Europe, » Proche et Moyen Orient
Le Temps – Suisse Une crise ouverte Hannibal Kadhafi, fils du chef d’Etat libyen Mouammar Kadhafi, et sa femme, ont été arrêtés en Suisse pour des mauvais traitements infligés à leur femme de ménage, et relâchés contre le paiement d’une forte caution. La Libye menace désormais d’interrompre ses livraisons de pétrole à la Suisse et, en outre, deux Suisses viennent d’être arrêtés en Lybie. Pour Le Temps, un conflit de valeurs se dégage de cette crise diplomatique : “Les frasques des potentats arabes du pétrole dans les capitales européennes, où nombre d’entre eux aiment à prendre du bon temps, sont aux antipodes de la pratique de l’islam intégriste qui dérange et inquiète les opinions publiques occidentales. … Il n’a pas dû être trop difficile aux autorités françaises de passer l’éponge sur d’autres écarts de la famille Kadhafi, comme le fait de confondre les Champs-Elysées avec un circuit de Formule 1. Le tabassage systématique de sa femme de ménage s’inscrit dans un autre registre. … La crise ouverte entre la Libye et la Suisse est à bien des égards un conflit de valeurs et de cultures. … Mais cette forme d’impunité tacitement consentie aux riches et aux puissants ne vaut plus dès lors qu’il est question des droits de l’homme et du respect de la femme.” (24.07.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Suisse, » Libye Tous les textes disponibles de » Daniél Miéville
RÉFLEXIONS
Information – Danemark L’avenir de la reproduction Il y a trente ans dans une clinique de Manchester, naissait Louise Brown, le premier bébé éprouvette du monde. Le quotidien Information regarde vers l’avenir : “La naissance de Louise Brown a, d’une certaine manière révolutionné les possibilités de reproduction de l’humanité et personne n’était en mesure, à l’époque, d’en connaître la portée. … Selon le magazine Nature, il sera possible à l’aide de la manipulation génétique de transformer des cellules de peau en ovules et en spermatozoïdes et de fabriquer un utérus artificiel. Cela signifie que lorsque Louise Brown aura 60 ans, on ne subira plus la stérilité et que des femmes centenaires pourront devenir mères ; notre débat actuel quant à la conception des enfants semble bien innocent au vu de ces possibilités futures. Ces perspectives d’avenir peuvent sembler effrayantes et le besoin de s’opposer à ce développement peut se faire sentir si tout ceci devient bien trop compliqué. Nous sommes désormais tous nostalgiques … d’une vie en harmonie avec les lois de la nature. Nous oublions pourtant que le naturel est un changement perpétuel et que la révolution de la technologie de la reproduction, y compris la génétique et la recherche sur les cellules souches, réserve également des possibilités extraordinaires pour améliorer encore notre vie sur terre.” (25.07.2008) » informations complémentaires (lien externe, danois) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Santé, » Santé / Médecine, » Spiritualité, » Danemark, » Mondial
Pražský deník – République tchèque Chère Prague Prague, la capitale tchèque, a été propulsée vers le haut de la liste des villes les plus chères du monde, et se situe désormais avant Berlin ou Bruxelles. Selon le quotidien Pražský deník, Prague est toutefois encore loin de rattraper les métropoles européennes du luxe : “C’est une bonne chose que Prague puisse afficher un faible taux de chômage ou se féliciter de la grande satisfaction de ses habitants quant à leur vie dans cette ville. En revanche, ce n’est pas une bonne nouvelle de constater qu’elle fait désormais partie des 30 villes les plus chères du monde. Prague se classe donc parmi les capitales du luxe les plus représentatives. Pourtant, à bien des égards, cela ne correspond pas à cette ville. Chaque Pragois connaît les problèmes d’embouteillage, les chauffeurs de taxi arnaqueurs à l’affut et les pics de bruit et de pollution. Il reste encore du chemin à parcourir avant de pouvoir citer Prague comme une ville modèle.” (25.07.2008) » informations complémentaires (lien externe, tchèque) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Architecture / Cités, » Culture Populaire, » Consommation, » Tourisme, » République tchèque Tous les textes disponibles de » Jan Puci
Revue de presse européenne du 15/08/2008
L’Europe face à la récession ?
L’économie de la zone euro se contracte : selon l’Office statistique des Communautés européennes, Eurostat , le produit intérieur brut (PIB) a connu un recul de 0,2 pour cent dans les 15 pays membres au cours du deuxième trimestre 2008 – pour la première fois depuis l’introduction de l’euro. L’Europe est-elle menacée par une récession ?
La Repubblica – Italie Le quotidien La Repubblica souligne le rôle des consommateurs dans la crise économique européenne : “Techniquement, nous n’en sommes pas encore là, mais psychologiquement, l’Europe s’est engagé dans la récession. Eurostat indique une baisse de 0,2 pour cent du produit intérieur brut dans la zone euro, le pire résultat jamais enregistré depuis la monnaie commune. … La Commission européenne … essaie d’apaiser les tons alarmants et d’ouvrir le parachute. … Mais ce qui inquiète vraiment Bruxelles, c’est la confiance des entreprises et des consommateurs qui a chuté et a atteint un minimum historique et réduit à néant tous les espoirs d’une réaction. La preuve vient paradoxalement d’un indice positif : malgré toutes les hausses de prix des matières premières, l’inflation reste stable à quatre pour cent. Cela signifie que les citoyens ont répondu à la hausse des prix par une abstinence de la consommation et ont ainsi provoqué la tendance négative.” (15.08.2008) » informations complémentaires (lien externe, italien) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Budget, » Entreprises, » Consommation, » Politique Economique, » Europe Tous les textes disponibles de » Andrea Bonanni
iário Económico – Portugal Sommes-nous menacés par une nouvelle guerre mondiale? Le journaliste et auteur Domingos Amaral explique dans la quotidien Diário Económico que la guerre entre la Géorgie et la Russie pourrait être un signe annonciateur de la prochaine guerre mondiale : “La Russie a été provoquée et a réagi en déclarant la guerre à la Géorgie. La Russie a utilisé cette opportunité pour montrer au monde que le temps de l’humiliation était révolu et que la Russie ne se laissera pas faire si l’OTAN s’immisce dans sa ‘zone d’influence’. Une chose me semble logique : si l’on soutient l’indépendance du Kosovo, on n’a pas le droit de refuser la même reconnaissance à d’autres régions comme l’Ossétie du Sud. Or, il ne s’agit pas seulement de droits mais aussi de pouvoir. La Russie a reconquis son pouvoir et elle l’imposera à des pays comme l’Ukraine, la Géorgie et peut-être même un jour aux pays baltes, et les séparera de l’Europe et de l’Amérique, si besoin par la force. Vladimir Poutine a déclaré un jour : ‘la fin de l’URSS était la pire chose qui est arrivée au monde au XXème siècle’. Je disais alors qu’il s’était juste trompé de siècle. Ce n’est que maintenant que nous allons connaître les vraies conséquences de l’implosion du régime soviétique. Après les erreurs américaines des dernières années, le prochain président des Etats-Unis devra trancher : soit il se désengage et expose de nombreux pays de l’Est à l’influence de la Russie, soit il ne le fait pas et nous assisterons à une guerre entre les Etats-Unis et la Russie. Le Kosovo et la Géorgie sont les premiers épisodes d’un film qui pourrait mal se terminer.” (15.08.2008) » article intégral (lien externe, portugais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Russie, » Mondial, » la Géorgie Tous les textes disponibles de » Domingos Amaral
Famiglia Cristiana – Italie Une lutte entre mal lotis Bien que le Vatican se refuse officiellement à rendre compte de l’actualité, le magazine hebdomadaire d’orientation catholique, Famiglia Cristiana, persiste dans sa critique, commencée il y a une semaine, de la politique intérieure menée par le gouvernement italien. “Placer des militaires dans les rues et transformer les maires en shérifs risque d’entraîner une guerre entre pauvres. Sur les trottoirs, on voit des militaires se débattre avec leur nouvelle mission, ces jeunes désemparés doivent faire le travail de la police, alors qu’ils n’en sont pas capables, et chasser les mendiants sans faire la distinction entre les vrais pauvres et ceux qui appartiennent à des groupes de mendiants criminels. … C’est une bonne chose d’agir contre les arnaques à la mendicité, mais le droit des pauvres à l’aumône doit demeurer. L’interdiction de mendier et de fouiller dans les poubelles pour chercher de la nourriture sert davantage à nier la pauvreté et à balayer sous le tapis l’incapacité des gouvernants à apporter des réponses efficaces à la misère. … Est-ce trop demander au gouvernement que de réfuter la présomption que le fossé se creuse quand la droite est au pouvoir et que les riches deviennent toujours plus riches et les familles toujours plus pauvres ?” (15.08.2008) » article intégral (lien externe, italien) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Politique Sociale/ Emploi, » Minorités, » Italie Tous les textes disponibles de » Beppe Del Colle
Le Monde – France Une confiance diminuée dans la démocratie Partant d’une étude de la Fondation allemande Friedrich-Ebert, Le Monde commente la perte de confiance des citoyens occidentaux dans la démocratie : “La démocratie semble avoir de moins en moins le vent en poupe, autant sur le plan national qu’international…. Selon une étude de la Fondation Friedrich-Ebert, … un Allemand sur trois pense que la démocratie fonctionne mal, la proportion passe même à 60 pour cent parmi les anciens Allemands de l’Est, et un quart des personnes interrogées ne veut plus rien savoir de “la démocratie telle qu’elle est chez nous”. … La perte de confiance dans la démocratie ne se révèle donc pas seulement par l’accroissement de tendances autoritaires, elle se reflète dans le désarroi des élites politiques incapables de prendre la mesure des problèmes posés par l’avenir. Voilà pourquoi le candidat Barack Obama apparaît comme un sauveur, même quand on n’est pas américain. … L’intégration c’est la participation et non l’assistance, et elle doit être renforcée par des formes innovantes de démocratie directe, qui englobent aussi des médias comme Internet. Les directives abstraites de l’Union européenne ne peuvent avoir aucun effet identificateur parce que personne ne comprend à quoi elles servent.” (14.08.2008) » article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Spiritualité, » Europe, » Mondial Tous les textes disponibles de » Harald Welzer
Politiken – Danemark L’UE a besoin d’une politique extérieure active Si l’UE souhaite continuer à jouer un rôle important dans le monde, il faut qu’elle développe une politique extérieure plus active, explique Lars Trier Mogensen, directeur de la rédaction d’opinion du quotidien libéral de gauche Politiken. “Bien sûr, personne n’a jamais prétendu que l’UE devait intervenir seule pour mettre fin à des actions belligérantes. Mais notre incapacité à transformer nos belles paroles en actes sérieux a conduit à laisser le champ libre à de grandes forces régionales dans des régions où celles-ci poursuivent leurs propres intérêts. C’est ce qui vaut notamment pour la Russie dans le Caucase, la Turquie au Kurdistan et le Soudan au Darfour. … L’UE a une grande responsabilité dans les conflits au Kurdistan, en Palestine et au Darfour, mais tant que nous n’arriverons pas à contenir la Russie aux portes de nos propres frontières, il est difficile de rester optimiste. … Si le XXIème siècle doit être autre chose qu’un siècle d’illusions, il faut que les Etats de l’UE développent une politique extérieure active et nouvelle qui puisse opposer une résistance à la Russie et à d’autres agresseurs.” (15.08.2008) » article intégral (lien externe, danois) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Politique Européenne, » Russie, » Europe Tous les textes disponibles de » Lars Trier Mogensen
Freitag – Allemagne Les stars vieillissantes de la pop Les stars de la pop Madonna, Michael Jackson et Prince vont fêter cette année leurs 50 ans. Pour l’ hebdomadaire Freitag, c’est un signe que la culture pop jeuniste en général se trouve à la croisée des chemins : “Madonna, Michael Jackson et Prince … sont considérés comme des phénomènes de la pop qui sont devenus obsolètes aujourd’hui, et c’est pour cette raison que la réflexion quant à leur devenir dans un domaine qui, pendant longtemps, n’a rien évoqué d’autre que l’intensité de l’instant présent, se rapporte à des questions sur la constitution d’une culture. … A l’époque d’avant la conscience de la pop, la question de l’âge était relativement facile à résoudre : tant que l’authenticité du projet de scène était plus important que son caractère artificiel, il paraissait plus sensé de ne pas vieillir du tout. A l’aube de leur 50e anniversaire, Madonna, Michael Jackson et Prince se trouvent à la croisée des chemins dont les objectifs ne sont soit pas encore définis soit négatifs. La pop est la légèreté de l’être par laquelle l’invisible devrait rester ce que la pop est également : un travail. … La machine à spectacle qu’a toujours été la pop … n’a pas encore trouvé de motifs pour le vieillissement.” (15.08.2008) » article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Musique, » Culture Populaire, » Mondial Tous les textes disponibles de » Matthias Dell
COULEURS LOCALES
Gândul – Roumanie Un peuple de jeunes retraités “Le niveau des retraites en Roumanie est bien bas si l’on fait une comparaison européenne”, écrit le quotidien Gândul. C’est ce que l’on remarque dès que l’on franchit la frontière vers l’Europe de l’Ouest : “Des personnes âgées permanentées sont habillées de costumes neufs, des couples de retraités se promènent en cabriolet. En Espagne, les retraites sont quatre fois plus élevées qu’en Roumanie, en Belgique, elles sont six fois supérieures, et au Luxembourg, dix fois supérieures (un retraité roumain touche environ 140 euros). … En Europe, on parle d’augmenter l’âge du départ à la retraite, mais chez nous la constitution est ainsi faite qu’elle permet de baisser cette limite d’âge plutôt que de l’augmenter. … Nulle part au monde, l’augmentation de l’âge de la retraite n’a suscité une vague de sympathie, mais chez nous, les politiques se gardent bien de prononcer un seul mot à ce sujet. Il faudrait procéder à cette augmentation de toute urgence, c’est en tout cas ce que montre une étude nationale qui demande la fin des départs en préretraite. Non pas parce que les gens meurent d’envie de prolonger leur vie active, mais en partant du principe que les retraites de l’Etat en Roumanie suffiront à peine à subsister dans dix ou vingt ans.” (15.08.2008) » article intégral (lien externe, roumain) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Politique Sociale/ Emploi, » Démographique, » Europe, » Roumanie Tous les textes disponibles de » Caterina Nicolae
Revue de presse européenne du 26/09/20 La fin du capitalisme ?
Après que la crise financière mondiale semble avoir atteint son paroxysme, les experts de toute l’Europe se demandent si le capitalisme tel que nous le connaissons a fait son temps. L’heure d’un nouvel ordre économique international est-elle venue ?
NRC Handelsblad – Pays-Bas La crise financière internationale est un signe que même le capitalisme touche à sa fin, écrit le quotidien NRC Handelsblad : “C’est pour cette raison que la crise financière actuelle est déjà historique car personne ne peut plus affirmer que le libre-échange sans limites conduit systématiquement à un monde meilleur. On ne peut plus non plus croire à la vieille légende libérale selon laquelle le marché se corrige toujours lui-même. … L’été indien de 2008 s’inscrira dans l’histoire comme le moment ayant marqué la disparition de la dernière idéologie politique du 20ème siècle. Près de 20 ans après la victoire définitive sur le communisme, le vainqueur d’hier apparaît également comme le perdant. Les deux camps de la guerre froide ont échoué. Il faudra encore quelques années avant que la faillite ne se cristallise. Le 20ème siècle sera alors définitivement fini, de la manière qu’il a fallu attendre jusqu’en 1914 pour que la page du 19ème siècle soit définitivement tournée.” (26.09.2008) » informations complémentaires (lien externe, néerlandais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Economique, » Marchés Financiers, » Mondial Tous les textes disponibles de » Ilja Leonard Pfeijffer |